
La décision de l’Union cycliste internationale était très attendue, la bonne nouvelle étant qu’elle aura été plus conforme à ce que l’on pouvait attendre qu’à ce que l’on pouvait craindre ! Car si prononcer la déchéance du septuple vainqueur du Tour de France pouvait paraître comme une évidence, l’omerta en vigueur depuis des décennies sur le monde sportif et plus particulièrement sur celui du cyclisme pouvait encore laisser envisager une amnistie, comme le craignait l’ancien coureur Cyrille Guimard dans le Parisien daté du 21 ocotbre. Si l’annonce apparaît comme un très bon signal pour le monde du sport, et si le bout du tunnel qui peut mener le cyclisme à sa rédemption est en vue, le milieu va néanmoins devoir se préparer à traverser une zone de turbulences avant de toucher au but. Car il est aujourd’hui indiscutable que la mécanique de triche mise en place par Lance Armstrong ne peut avoir été maintenue sans quelques appuis puissants et/ou haut placés. Les soupçons de corruption pesant sur l’ancien patron de l’UCI, Hein Verbruggen et sur l’équipementier Nike, après qu’il ait annoncé la semaine dernière qu’il mettait fin au contrat le liant à Armstrong, apparaissent comme des signe avant coureur de la crise à venir. L’annonce du retrait de Rabobank, un des plus gros sponsors du cyclisme mondial ce week-end après 17 ans de partenariat (175 M€ investis) est à prendre comme l’entrée dans la zone rouge. Officiellement, le sponsor motive sa décision au regard des révélations de l’Usada sur les agissements d’Armstrong et du fait qu’il « ne croit pas à des améliorations dans un avenir proche ». Sachant qu’Armstrong a quitté le circuit en 2010, la décision laisse clairement entendre qu’en dépit des déclarations et des initiatives mise en place depuis l’affaire Festina (1998) et depuis le départ en retraite du champion américain, le mal qui gangrène le cyclisme est encore bien là. Loin de clore un chapitre douloureux du cyclisme professionnel comme pourrait l’annoncer certains, l’affaire Armstrong vient en fait d’ouvrir un nouveau livre. En espérant qu’il n’y en ait qu’un seul dans cette collection !
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dit :
Juste une précision: Armstrong a quitté le circuit une première fois en 2005, avant de revenir en 2009 et 2010 (3ème du Tour en 2009, 23 en 2010)
dit :
Tant que les organisateurs des grands « tours » (France, Espagne, …) ne se seront pas fait une raison, le livre risque d’être fermé un moment.