Publicis prêt à vendre les actifs de petite taille non essentiels

Le 18/10/2018 à 23:25 par Frédéric Roy

Publicis a annoncé jeudi la mise en vente de son activité de visiteurs médicaux PHS, qui a encore freiné la croissance du groupe au troisième trimestre, une décision bien accueillie par les marchés. L’action Publicis a clôturé sur une hausse de 3,75 % à 54,20 euros, dans un CAC 40 en baisse de 0,55 %, après la publication d’un chiffre d’affaires de 2,197 milliards d’euros pour l’ensemble du groupe, en progression de 0,5 %. Le processus de vente de PHS, qui devrait représenter un chiffre d’affaires de 250 millions d’euros en 2018, est déjà "bien avancé", a précisé le président du directoire Arthur Sadoun lors d’une conférence avec des journalistes. Il voit dans cette cession une preuve de la mutation du groupe. "On peut se permettre de garder des métiers très différents quand on dirige une holding, mais quand on veut vraiment faire une entreprise qui connecte les données, la création et la technologie, et travailler comme une plateforme, il faut qu’on fasse des choix parfois difficiles entre les actifs vraiment stratégiques et ceux dont, hélas, il faut qu’on se sépare", a-t-il expliqué. Publicis s’est déjà séparé au premier semestre de Genedigi, une agence de communication chinoise acquise en 2011 et qui avait pesé sur ses comptes en 2017. Arthur Sadoun a assuré qu’il n’y aurait pas d’autres cessions aussi importantes, mais "tous les actifs, de plus petite taille, qui ne seraient pas essentiels et pourraient représenter une distraction n’ont pas vocation à rester dans le groupe". En parallèle, Publicis prévoit des acquisitions dans les domaines prioritaires, notamment la transformation numérique des entreprises. Il s’agira plutôt de sociétés de taille moyenne, faciles à intégrer et qui génèrent un taux de croissance immédiat. Publicis a bénéficié au troisième trimestre des revenus de contrats signés au premier semestre, comme Daimler, Carrefour ou Marriot, et de sa transformation en cours avec de nouvelles offres sur la donnée, le contenu personnalisé et le conseil en transformation numérique. En Amérique du Nord, qui représente plus de la moitié de ses revenus, le troisième groupe publicitaire mondial a récolté 1,214 milliard d’euros au troisième trimestre, soit un déclin de 0,6 % en organique (+1% hors PHS). Arthur Sadoun note une "zone de vigilance" aux Etats-Unis, où les clients des agences de publicité dépensent moins et réduisent leur champ d’action dans le domaine de la création. "On est en train de passer, dans les campagnes créatives, de la communication de masse à la personnalisation à grande échelle. C’est là qu’il y a le plus de croissance", analyse-t-il. Selon lui, Publicis a pris ce tournant : en témoignent les performances européennes (+4,4% en organique sur un an), emmenées par le Royaume-Uni et la France. Publicis maintient ses objectifs de parvenir à une croissance organique de 4 % d’ici 2020.

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