L’année 2007 ne restera pas dans les annales
de la communication et des médias. Le marché
des investissements publicitaires affichera une
légère progression en valeur (vraisemblablement
un + 5 %) mais, dans la réalité, terminera sur
une tendance nettement régressive en volume.
Les grands médias traditionnels auront souffert
encore une fois. Et pas simplement les médias
print. La télévision marque le pas et ne parvient
pas à retrouver une croissance significative.
Seul Internet, et plus globalement le on line,
présenteront une progression spectaculaire.
Cette situation affecte naturellement les agences
de communication, qui ont bien du mal à préserver
une marge correcte.
Là encore, seules
les agences interactives
tirent leur épingle
du jeu en présentant des
valorisations proches
de celles que l’on pouvait
trouver en 2000 avant
l’éclatement de la bulle.
Pour autant, je ne pense
pas qu’il faille se
dépêcher d’oublier
cette annus horribilis
ni la jeter à la poubelle
comme on pourrait se
débarrasser d’un objet
malsain. Car l’année
2007, si elle n’a pas été
performante en termes
économiques, aura
peut-être marqué un
tournant dans l’histoire
de la communication,
de la consommation, de la sociologie. Les nouvelles
technologies de l’information ont définitivement
bouleversé le comportement du citoyenconsommateur.
C’est désormais « un individu
multiple, fragmenté et en réseau qui garde le lien
avec sa toile, sa communauté », comme l’exprime
une récente étude du Crédoc, qui a pris le pouvoir.
Il ne cherche plus seulement un produit, il cherche
des solutions. Moins inséré dans des groupes qui le
cadraient auparavant (couple, famille, corps social,
religion, parti politique…), il se tourne désormais
vers ses pairs ou des coachs pour mieux gérer sa vie
quotidienne. L’étude du Crédoc définit ainsi le
nouveau consommateur : individualiste et grégaire.
Ces évolutions, on les pressentait, les reniflait.
Mais c’est certainement en 2007 qu’elles ont
littéralement éclaté au grand jour. On ne se rend
pas encore compte des conséquences concrètes
que cette évolution va avoir pour les annonceurs et
les stratégies marketing à venir. Mais elles vont être
considérables. Internet, les sites communautaires,
les blogs, l’e-mailing, l’e-commerce et le téléphone
mobile sont en train de changer la face du monde.
Et l’année qui vient de s’écouler restera peut-être
comme fondamentale dans l’histoire de cette
révolution. Puisse cette dernière ne déboucher que
sur des choses positives. C’est ce que les équipes de
CB News vous souhaitent pour 2008.