Journalistes et réseaux sociaux : copains, mais lucides

Le 23/01/2018 à 19:41 par Thierry Wojciak

En France, 96% des journalistes utilisent en 2017 les réseaux sociaux dans le cadre de leur travail contre 91% en 2016, selon la 6ème étude mondiale (France, Allemagne, Finlande, Etats-Unis, Royaume-Uni et Canada) menée par Cision, spécialiste des logiciels de RP et d’influence,en partenariat avec l’Université de Canterbury Christ Church, sur l’impact des medias sociaux sur le métier de journaliste. L’enquête qui a interrogé au total 1 857 journalistes dans le monde, relève qu’en France ces professionnels sont une très large majorité (70%) à passer jusqu’à 2 heures par jour sur les réseaux sociaux contre 12% entre 2 et 4 heures par jour ou encore 10% entre 4 et 8 heures. Mais pour quoi faire ? Dans l’Hexagone, c’est en premier lieu (79%) pour publier/promouvoir ses propres articles devant un travail de veille (75%), permettre le réseautage (71%) ou encore interagir avec son audience (68%). Pour le journaliste français, c’est Facebook qui est son réseau préféré (72%), à quelques encablures devant Twitter (69%) et LinkedIN (52%). Plus loin, YouTube (50%), Instagram/Pinterest (26%), WhatsApp/Messenger (14%) et Facebook Live/Periscope (10%).

Par ailleurs interrogé sur leur sentiment par rapport aux réseaux sociaux, les journalistes français ne sont que 26% à considérer qu’ils ont un impact « positif » sur leur métier et considèrent même que les médias sociaux « dégradent » les valeurs journalistiques traditionnelles telles que l’objectivité (61%) tout en encourageant la « rapidité au détriment de l’analyse » (86%). Dans le même temps, 55% d’entre eux avouent qu’ils ne pourraient plus se passer des réseaux sociaux pour exercer leur métier. Loin devant la moyenne mondiale de 52% des journalistes qui trouvent que le phénomène des fake news est un « grave problème », les professionnels français sont ici à 72% à se dire être inquiet en la matière. Enfin, dans les relations avec les attachés de presse, le journaliste français se distingue par rapport à ses collègues étrangers en étant 41% à se dire moins dépendant d’eux depuis l’avènement des réseaux sociaux. La moyenne mondiale est de 31%.

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