Presstalis : 114 postes supprimés au siège social

Le 12/02/2018 à 19:58 par Thierry Wojciak
Presstalis

Presstalis : 114 postes supprimés au siège social

Le distributeur de journaux Presstalis a présenté lundi en comité central d’entreprise un premier volet de son plan de sauvegarde de l’emploi (PSE) qui prévoit la suppression nette de 114 postes à son siège social, a indiqué à l’AFP Laurent Joseph, délégué syndical CGT. Ce premier volet du PSE présenté en comité central d’entreprise prévoit 131 suppressions et 17 créations de postes sur un effectif d’environ 330 salariés, a-t-il précisé. La PDG de Presstalis, Michèle Benbunan, avait averti la semaine dernière que le PSE pourrait concerner entre 200 et 300 personnes (environ la moitié sur la messagerie Presstalis et l’autre sur ses dépositaires), sur un total de 1 200 salariés. Le CCE des dépositaires n’ayant pas encore eu lieu, l’ampleur exacte du PSE n’est pas connue. La patronne a notamment indiqué qu’elle souhaitait céder neuf dépôts en régions. Des départs contraints pourraient être envisagés, selon Laurent Joseph, qui précise que "tout est conditionné au financement qui semble loin d’être acquis". Selon Le Figaro, le PSE "se ferait à des conditions moins avantageuses que par le passé, avec l’objectif d’en limiter le coût à moins de 25 millions d’euros". Le PSE fait partie d’un plan de restructuration censé sauver Presstalis, premier distributeur de la presse au numéro en France, en grande difficulté financière et déjà sauvé de la faillite en 2012. L’entreprise cherche à mobiliser 190 millions d’euros auprès des éditeurs de presse (qui sont aussi ses actionnaires) et de l’Etat (sous forme de prêt). Si le principe d’un prêt de l’Etat est acté, le montant et les conditions, qui doivent être approuvées par Bruxelles, restent à déterminer, fait-on savoir au ministère de la Culture, en soulignant que la responsabilité est aujourd’hui du côté des actionnaires. Les discussions, toujours en cours, prévoient notamment un prélèvement de 2,25 % sur les ventes de journaux et magazines, payable par tous les éditeurs. La filière est régie par la loi Bichet de 1947, que le gouvernement s’est engagé à réformer. La ministre de la Culture, Françoise Nyssen, devrait faire des annonces en ce sens mardi lors de la quatrième conférence des éditeurs de presse.

MLP : une lettre aux ministres

Dans un courrier adressé lundi aux ministres de la Culture, de l’Economie et des Finances et de l’Action et des Comptes Publics, les MLP (Messageries Lyonnaises de Presse) font part de leur « profonde inquiétude » face à la situation financière de Presstalis. « Avant qu’il ne soit trop tard », la messagerie qui revendique 570 éditeurs de presse nationale (sur un total de 1 070) souligne que « les difficultés d’un acteur ne doivent pas devenir celles de la filière » alors que la « soudaineté et l’importance des difficultés de trésorerie de Presstalis masquent la nécessité d’une réflexion de fond concernant l’organisation de la distribution de la presse », écrivent les MLP. Pour elles, le plan qui se dessine avec la contribution financière de l’Etat « ne pose qu’un diagnostic superficiel » alors que « sans réponse tranchée, toute solution reviendra, dans les faits, à confier à la messagerie, ayant conduit la filière au bord du gouffre, le soin de mettre en œuvre, comme en 2012, des solutions qui s’imposeront à l’ensemble des acteurs ». 

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