Audiovisuel public : entre accélération des réformes et publication du rapport Alloncle
La ministre de la Culture veut accélérer, tandis que le rapport est publié mardi.
La ministre de la Culture Catherine Pégard a déclaré dimanche au Figaro vouloir une "accélération" des réformes de l'audiovisuel public, avant de recevoir les patronnes de France Télévisions et Radio France lundi, au moment où le rapport Alloncle est attendu.
Le rapport du député UDR Charles Alloncle sur l'audiovisuel public sera rendu public mardi matin sur le site de l'Assemblée nationale, a indiqué lundi sur RTL le parlementaire, qui espère en traduire une partie dans une proposition de loi en juin. "Les administrateurs (de l'Assemblée nationale) m'ont indiqué qu'il serait publié sur le site de l'Assemblée mardi matin", a déclaré le député du parti d'Eric Ciotti, allié du RN. Nombre des quelque 80 recommandations du rapport ont fuité. Notamment une cure d'un quart du budget de l'audiovisuel public, soit plus d'un milliard d'euros. Cela passerait par la suppression de France 4, "qui n'a jamais trouvé son public" et la fusion de France 2 et France 5, a-t-il réaffirmé.
"Jeter un chiffre en pâture n'est pas la bonne méthode", a estimé la ministre, qui a pris ses fonctions il y a deux mois. "Nous n'avons pas attendu ce rapport pour travailler", a-t-elle dit. "Des premiers contrats d'objectifs et de moyens seront proposés en juin", a-t-elle aussi précisé.
"Urgence"
Mme Pégard a indiqué recevoir lundi Delphine Ernotte, présidente de France Télévisions, et Sibyle Veil, son homologue chez Radio France, "pour travailler à l'accélération" des réformes, sans détailler les mesures concernées. Consciente de "l'urgence à faire évoluer le service public", la ministre a écarté la suppression de chaînes, piste avancée par le rapport Alloncle. "Je ne pense pas là que ce soit une formule efficiente", a balayé la ministre. Elle a toutefois évoqué "l'urgence de multiplier les ponts entre les différentes entités du service public", notamment le rapprochement de France 3 et du réseau Ici.
Sans préciser lesquels, elle a affirmé que "certains programmes (seraient) touchés par les réductions budgétaires". "Il faut repenser l'offre pour attirer une génération qui se détourne de la télévision et de la radio", a-t-elle dit insistant sur l'importance de la culture sur le service public et du respect de "l'impartialité comme principe".