Défi de janvier : une pratique désormais installée chez les Français
Notoriété en hausse, intentions de participation élevées et motivations multiples témoignent d’un changement de regard sur la consommation d’alcool, en particulier chez les jeunes adultes.
Le Défi de janvier, qui invite à réduire ou suspendre sa consommation d’alcool pendant le premier mois de l’année, continue de gagner en visibilité en France. Selon une enquête menée à la mi-décembre par Toluna Harris Interactive auprès de 1 201 personnes représentatives de la population française adulte, plus d’un Français sur deux (55 %) déclare aujourd’hui connaître cette initiative. La notoriété progresse également grâce à l’appellation anglaise « Dry January », identifiée par près de deux tiers des répondants (63%). Si 37% des Français affirment savoir précisément en quoi consiste le Défi de janvier (et 48% pour le Dry January), cette connaissance reste toutefois inégale selon les générations, les moins de 25 ans se montrant nettement moins familiers du dispositif (19% pour le Défi de janvier et 25% pour le Dry January). La notoriété apparaît plus importante auprès des catégories sociales supérieures et des consommateurs d’alcool.
L’étude révèle par ailleurs une intention de participation significative. Parmi les consommateurs d’alcool (soit 82% de l’échantillon), un sur deux envisageait de prendre part à l’édition 2026. Dans le détail, 31 % déclaraient vouloir arrêter complètement l’alcool durant le mois de janvier, tandis que 19 % prévoyaient d’en réduire fortement la consommation. Chez les moins de 35 ans, cette intention atteint un niveau particulièrement élevé, avec près de trois quarts se disant prêts à relever le défi (72%).
Les motivations invoquées reflètent une approche plurielle de la démarche. L’amélioration de la santé et du bien-être constitue la première raison citée (56 %), devant la volonté de « faire une pause après les fêtes » (44 %). Le Défi de janvier est également perçu comme un challenge personnel (38 %) et un moyen de réaliser des économies (36 %). Chez les plus jeunes, la dimension collective et sociale joue un rôle non négligeable.
Ces données confirment que le Défi de janvier s’inscrit désormais comme un rendez-vous identifié, au croisement des enjeux de santé publique, de bien-être individuel et d’évolution des comportements de consommation.
Méthodologie : Étude Toluna Harris Interactive pour le Défi de janvier réalisée en ligne du 10 au 12 décembre 2025, auprès d’un échantillon de 1201 personnes représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus. L’étude est consultable ici.