IA : 61% des cadres redoutent d’être remplacés par la technologie
Alors que l’intelligence artificielle s’installe progressivement dans les entreprises, elle suscite autant d’adhésion que d’inquiétudes. Selon une étude Odoxa réalisée pour Saegus, une majorité de cadres estime désormais que l’IA pourrait remplacer une partie de leur travail, voire leur métier.
L’intelligence artificielle continue de transformer le monde du travail, mais son adoption s’accompagne de fortes préoccupations. D’après une étude réalisée fin avril par Odoxa, 61% des cadres craignent d’être remplacés, au moins en partie, par l’IA. Cette inquiétude est encore plus marquée chez les professionnels de la tech, où 72 % des répondants partagent cette crainte. À l’échelle de l’ensemble des salariés, ce sentiment concerne 45 % des personnes interrogées.
Cette perception s’inscrit dans un contexte plus large de défiance vis-à-vis de l’impact de l’IA sur l’emploi. Plus des trois quarts des Français (77%) estiment que cette technologie détruira davantage d’emplois qu’elle n’en créera. Une opinion également majoritaire parmi les salariés (73%) et les professionnels du numérique (70%).
Pour autant, les salariés ne rejettent pas l’intelligence artificielle. L’étude montre que 52 % d’entre eux se déclarent à l’aise avec ces outils, une proportion qui atteint 63 % chez les cadres et 73 % dans les métiers de la tech. Beaucoup y voient également des bénéfices potentiels en matière de productivité et d’organisation du travail. 50% des répondants considère notamment que les gains de temps permis par l’IA pourraient contribuer à une réduction du temps de travail, tandis que 38 % évoquent davantage de temps consacré aux relations avec les collègues et 36 % un travail plus intéressant.

L’étude met également en lumière les attentes des salariés vis-à-vis des entreprises et des pouvoirs publics. 77% des Français jugent que les entreprises ne forment pas suffisamment leurs collaborateurs à l’IA. Par ailleurs, 72 % des personnes interrogées estiment que la France et l’Europe n’agissent pas assez pour garantir leur souveraineté dans ce domaine stratégique.
Méthodologie : Cette étude a été réalisée en ligne auprès de deux échantillons : 1005 Français représentatifs de la population française âgée de 18 ans et plus (interrogés les 22 et 23 avril 2026) ; 101 professionnels des technologies, du numérique et de l’innovation (interrogés du 23 au 27 avril 2026). L’étude est consultable ici.