JO d’hiver 2030 : un soutien encore mesuré mais réel des Français

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Les Français sont plutôt favorables aux JO 2030 en France, mais préoccupés par leur coût et leur impact environnemental.

Les sports d’hiver séduisent davantage qu’ils ne se pratiquent

Si la montagne et la neige font rêver, elles ne rassemblent qu’une minorité de pratiquants. Selon la dernière étude Odoxa, 64% des Français ne se rendent jamais aux sports d’hiver. Seuls 5 % les pratiquent souvent, 14% de temps en temps et 17% plus rarement. La pratique reste donc élitiste et concentrée sur certaines catégories : les hommes (40%), les 25-34 ans (48%) et surtout les cadres (63%).

Pour autant, la passion pour les disciplines hivernales dépasse largement la pratique. Plus d’un Français sur deux (56%) s’y intéresse, même rarement. Parmi eux, 35 % se disent amateurs — suivant souvent ou de temps en temps les compétitions de sports d’hiver. Là encore, les hommes (45 %) et les cadres (44 %) se montrent plus attentifs à ces sports que la moyenne.

Etude JO Hiver 2030 Odoxa 1

Une France favorable mais pas enthousiaste

Désignée pour organiser les Jeux Olympiques d’hiver 2030, la France bénéficie d’un soutien majoritaire mais modéré. 55 % des Français se disent favorables à cette organisation, un niveau stable depuis février 2024. En comparaison, les Jeux de Paris 2024 avaient initialement suscité un enthousiasme bien plus fort — plus de 75% d’opinions favorables plusieurs années avant leur tenue. Cette différence s’explique par un rayonnement naturellement plus fort des Jeux d’été, mais aussi par le caractère plus restreint du public des sports d’hiver. De plus, 38 % des Français ignorent encore que la France accueillera les JO 2030, signe d’une information qui reste à diffuser.

Etude JO Hiver 2030 Odoxa 2

Des bénéfices reconnus, mais des inquiétudes persistantes

Comme leurs équivalents estivaux, les Jeux d’hiver sont perçus comme porteurs de valeurs positives (76%). Les Français les jugent rassembleurs (75%), spectaculaires (73%), promoteurs du rayonnement français (73%) et créateurs d’emplois (69%). Une image globalement bénéfique, surtout dans un contexte social et économique tendu.

Cependant, les critiques demeurent vives sur deux aspects majeurs : le coût jugé trop élevé (81%) et l’impact négatif pour l’environnement (65%). Ces préoccupations, déjà exprimées pour les JO de Paris, prennent une dimension particulière pour un événement se déroulant en montagne, alors même que le réchauffement climatique fragilise l’enneigement naturel. Le comité d’organisation devra donc convaincre sur ces points pour rallier une opinion publique encore prudente. 

Etude JO Hiver 2030 Odoxa 3

Reste à savoir si la flamme olympique saura, cette fois encore, réchauffer le cœur des Français… même en plein hiver.

Méthodologie : Enquête réalisée en ligne le 6 octobre 2025, auprès d’un échantillon de 1001 personnes, représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus, dont 357 amateurs de sports d’hiver. L’étude est consultable ici.

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