Les Français plébiscitent les protéines, mais les médecins alertent sur la hausse des carences
Alors que la quasi-totalité des Français reconnaissent l’importance des protéines pour la santé, une étude OpinionWay pour Charal montre un décalage croissant avec les constats des professionnels de santé, qui observent davantage de carences, notamment chez les publics fragiles.
Les protéines occupent une place centrale dans l’alimentation des Français : 81 % estiment qu’un apport élevé est essentiel pour rester en bonne santé, selon une étude OpinionWay pour Charal. La viande est la première source de protéines à laquelle ils pensent et 57% des répondants estiment qu’elle est essentielle dans leur alimentation. Les participants évaluent d’ailleurs la teneur protéique de la viande rouge à 25 g pour 100 g, devant les œufs (23g), la viande blanche (21g) ou les légumineuses (19g).
Mais du côté des professionnels de santé, le constat est plus nuancé. Plus d’un médecin sur deux (54 %) rapporte une augmentation des cas de carences en protéines ces dernières années, accompagnées de signes récurrents : perte de masse musculaire, fatigue chronique, retard de cicatrisation et fragilité immunitaire. Ces carences touchent particulièrement les personnes âgées ou en situation précaire.
Les recommandations médicales convergent vers un apport quotidien situé entre 0,8 et 1 g de protéines par kilo de poids corporel, conformément aux repères de l’Anses. Les praticiens préconisent surtout une adaptation des apports en fonction de l’âge ou de l’activité physique, ainsi qu’une diversification des sources, combinant protéines animales et végétales.
Si les aliments naturellement riches en protéines restent privilégiés, les substituts végétaux et produits enrichis suscitent une opinion plus réservée. Leur image demeure mitigée, avec des notes moyennes oscillant entre 4,2 et 4,9 sur 10. La majorité des professionnels (60 %) – et 49% des consommateurs – considèrent d’ailleurs que ces produits ne sont pas plus efficaces que les sources naturelles.
Réalisée auprès de 1 001 Français et de 150 professionnels de santé, l’étude met en lumière un double enjeu : renforcer la connaissance des besoins réels en protéines et accompagner les consommateurs vers des apports mieux équilibrés.
L’étude est consultable ici.