Rencontre avec Alban De Garsignies de l’agence LIBRE
La SHORT INTERVIEW, l'interview singulière by #Shortlist vise à mieux connaître les dirigeants des sociétés qui ont choisi d’exprimer leur créativité et d’affirmer leur singularité dans le Yearbook by CB News. Nous leur proposons une dizaine de questions au choix, et demandons des réponses plutôt « short ».
Voici Alban De Garsignies, Directeur Général de l’agence LIBRE.
La communication… vous êtes tombé dedans quand vous étiez petit ?
Pas du tout. Rien dans mon parcours scientifique et informatique ne me prédestinait à la communication. Mais dans ma vie personnelle, j’ai toujours été entouré d’artistes, souvent en train de donner le coup de main technique qui faisait passer l’idée du papier à la réalité. Finalement, ce mélange m’a construit, m’a passionné : j’aime les idées, mais je crois aussi à la mécanique derrière. Notre métier est bien plus scientifique qu’on ne l’imagine : capter les signaux faibles dans un monde saturé, trouver les bons mots, les bons formats, et surtout mesurer, tester, adapter. C’est sans doute comme ça que je suis tombé dedans : en découvrant que la créativité devient plus puissante quand elle rencontre la méthode. C’est aussi ça, l’utilité créative.
Quelles sont les qualités requises pour s’épanouir dans votre agence ?
Être ouvert, curieux, ne pas rester dans sa case. Avoir envie de comprendre, de challenger, d’apprendre et d’admettre qu’on peut se tromper. Chez LIBRE, on aime les personnalités qui osent, qui s’expriment sans crainte et qui ne se prennent pas trop au sérieux. La liberté est notre valeur cardinale : liberté d’expression, liberté de proposer, liberté de construire ensemble. Mais cette liberté s’accompagne d’une responsabilité : notre travail, quand il est bien mené, doit avoir un vrai impact sur le business. Et ça, il faut l’aimer autant que l’idée en elle-même.
Trop de data tuent-elles la pub ?
Non. Ce qui tue la pub, c’est de mal lire la data. Quand on regarde une campagne, on juge l’idée, oui, mais toujours à l’aune des résultats : portée, transformation, préférence de marque. Une belle idée sans impact business reste une belle idée… mais c’est aujourd’hui insuffisant. Il y a plus de données que jamais, et c’est une chance. Le sujet n’est pas d’en avoir trop, mais de les comprendre, d’en tirer quelque chose d’utile, de les transformer en créativité efficace. C’est ça, l’utilité créative : faire de la création un levier concret de performance. L’agence de demain est celle qui assume pleinement ce virage-là.
Comment voyez-vous votre agence dans 10 ans ?
Une agence LIBRE au sens le plus littéral possible : capable de s’adapter, de bouger vite et de réunir les bonnes personnes au bon moment. Je ne crois plus en la figure unique du “grand publicitaire” et davantage en un modèle hybride : des créatifs, des stratèges, des ingénieurs, des producteurs, réunis autour d’un même objectif et non d’un même ego. Dans dix ans — ou j’espère bien avant — LIBRE sera cette plateforme vivante : un réseau de talents capables de travailler ensemble avec fluidité, selon les besoins des marques, pour produire des idées qui ont de la valeur, pas seulement du volume. Une agence qui reste petite par la structure, mais grande par ce qu’elle rassemble.