Rencontre avec Fanny Mounier, de l’agence CAMDEN
La SHORT INTERVIEW, l'interview singulière by #Shortlist vise à mieux connaître les dirigeants des sociétés qui ont choisi d’exprimer leur créativité et d’affirmer leur singularité dans le Yearbook by CB News. Nous leur proposons une dizaine de questions au choix, et demandons des réponses plutôt « short ».
Voici Fanny Mounier, Directrice Générale chez CAMDEN
La communication… vous êtes tombée dedans quand vous étiez petite ?
Pas du tout. Je viens d’une licence de droit à la base avant de réorienter mes études en communication. Et c’est justement ce qui m’a menée là : même curiosité pour l’humain, même goût pour les faits, les signaux faibles, les tendances de société, et, au fond, la même question : quels leviers font vraiment bouger les comportements ? Le droit m’a donné la rigueur et le cadre ; la communication m’a offert le terrain de jeu pour tester, persuader, et mesurer ce qui fonctionne.
Quelles sont les qualités requises pour s’épanouir dans votre agence ?
La curiosité comme réflexe, le soin du détail, et un ego qui laisse de la place aux autres. On aime les personnes qui savent passer d’une grande idée à une exécution précise, à l’aise à la fois avec le craft et avec les chiffres. Demander du feedback et en donner fait partie du métier d’agence.
Et parce qu’on valorise la confiance, l’autonomie et l’intrapreneuriat, ceux qui s’épanouissent chez Camden sont aussi ceux qui prennent des initiatives et font circuler l’énergie : entre Lyon, Paris et le réseau international, avec des dirigeants accessibles et à l’écoute. Savoir dire “je ne sais pas encore” est accepté ; aller chercher la bonne réponse, attendu.
Racontez-nous la réussite dont vous êtes la plus fière au cours des 12 derniers mois.
L’intégration de notre équipe parisienne, après la croissance externe fin 2024. On a aligné les méthodes sans lisser les personnalités, instauré des rituels communs, et très vite mené des “bons coups” ensemble : des pitches gagnés, des campagnes imaginées à plusieurs bureaux, des productions mutualisées plus efficaces. Surtout, il y a eu des rencontres humaines fortes. Aujourd’hui, la dynamique est commune et les résultats suivent — au point qu’on a l’impression qu’ils ont toujours fait partie de la maison.
Trop de data tuent-elles la com’ ?
La data est indispensable… et limitée. Elle fixe une base d’objectifs, de comparaison et de cadre. Mais elle ne peut pas tout prévoir : ni les bonnes surprises, ni les effets inattendus d’une idée bien exécutée. Notre métier, c’est de combiner des repères solides (objectifs, mesure, signaux longs) avec l’intuition, le craft et une part de risque assumée.
Comment voyez-vous votre agence dans 10 ans ?
Toujours plus agile, plus humaine, et résolument “boutique internationale”. Notre modèle glocal a de l’avenir : proximité et réactivité des équipes locales, ouverture et puissance du réseau. On multipliera les passerelles : des squads trans-bureaux montés sur mesure pour les enjeux des marques, des talents qui circulent, des savoir-faire qui se partagent. On continuera à concevoir des campagnes et des preuves : services, expériences, contenus durables. Côté business, une rémunération à la valeur plutôt qu’au volume de livrables. Bref, une maison où l’on travaille sérieusement sans se prendre au sérieux, au service de marques qui laissent des traces, dans la tête des gens et dans la durée.