La semaine folle de Romance avec Marion Floch, DGA de l’agence

Marion Floch
Marion Floch (© Eric Legouhy)

La semaine vue par Marion Floch, directrice générale adjointe de l’agence Romance.

Marion Floch est directrice générale adjointe de Romance, agence qu'elle a rejoint en 2018 et qui a beaucoup fait l'actu ces derniers jours sur le marché publicitaire français et au-delà. Elle nous raconte sa semaine.

CB News : Cette semaine, quel a été votre + ?

Marion Floch : Ça a été une semaine assez folle pour Romance ! Après des mois d’attente dans le contexte de la fusion Omnicom/IPG, il a été confirmé que Romance ne serait pas soumise à la rationalisation des réseaux et conserverait sa structure et son nom. Cette décision traduit avant tout la victoire de ce qu’incarne Romance depuis le premier jour, une singularité dans le travail reconnue aujourd’hui par le Groupe qui veut la conserver et la faire grandir. Cette singularité est fondamentale pour nous, c’est gravé dans notre ADN. Romance a été fondée dans un garage par Christophe Lichtenstein et Alexandre Hervé. C’était il y a 10 ans. Aujourd’hui, nous sommes 120, et si ça marche, si l’agence continue de démontrer sa force créative tout en générant de la croissance, c’est parce que nous avons cette culture alternative qui nous permet d’impacter la publicité française à notre manière.

CB News : Vous avez d’ailleurs encore remporté des Prix Effie la semaine dernière...

Marion Floch : Oui, nous sommes repartis avec deux Or dans des campagnes très différentes, pour des annonceurs très différents. L’un pour Cadum, et l’autre pour la campagne de recrutement de l’armée de l’Air et de l’Espace. Ces deux territoires de communication ont eu des impacts majeurs sur les marques et sur la performance des indicateurs, on est très fiers de les voir récompensés. C’est un prix qui a toujours beaucoup compté pour nous car il est le reflet de nos convictions et de notre manière de travailler : une compréhension fine des Français et de l’époque qui permet de les toucher avec justesse. En mettant la créativité au service de l’efficacité.

CB News : Qu’est-ce qui a retenu votre attention cette semaine dans les médias ou la publicité ?

Marion Floch : Le loup, bien sûr… Avec le lancement du film de Noël Le Mal-Aimé, Intermarché et Romance ont connu une semaine qui n’existe que dans les contes… Marie-Laure Dangeon, Maïté Orcasberro - également DGA de Romance - et toute l’équipe qui accompagne Intermarché font un travail remarquable. C’est une histoire qui dure depuis 7 ans, ponctuée de campagnes toujours plus belles et efficaces, et qui a pris cette semaine une tout autre dimension en devenant un succès international.

La campagne a été décortiquée et analysée sous toutes ses coutures, mais je pense que si elle fonctionne c’est surtout car c’était le bon moment pour célébrer le vivre ensemble et simplement faire du bien aux gens. Et cela a touché bien plus de monde que nous le pensions dans ce contexte difficile. Il faut l’avouer cela nous a complètement dépassé, à l’heure actuelle le nombre de vues a dépassé le cap du milliard en une semaine.

Ce qui est génial avec ce film, c’est qu’il crée une fierté collective. Chez Intermarché évidement mais aussi la fierté de l’industrie, en valorisant le rôle de la publicité, et celle de notre expertise en tant que métier. La fierté des Français devant ce film made in France qui parvient à conquérir le monde. La fierté chez tous nos autres clients de voir ce film créé par leur agence.

Tous les grands médias étaient au rendez-vous, c’est si rare de voir notre métier ainsi mis à l’honneur. Cette année, on fête les 10 ans de Romance, on ne pouvait rêver mieux pour marquer cet anniversaire.

CB News : Et quelque chose vous a-t-il froissé ? Votre « – » de la semaine…

Marion Floch : Un vœu glissé dans ma liste au Père Noël. Parcourir LinkedIn était déjà pénible avant ChatGPT mais je crois que nous avons réussi l’exploit de faire pire avec ChatGPT. L’outil est évidemment incontournable aujourd’hui, mais son usage mimétique, sur une plateforme qui avait déjà ses travers, entraîne une recrudescence de contenus formatés, sans aspérités. Mêmes emojis ?, mêmes démonstrations, mêmes constats… Ce qui me frappe, c’est qu’une industrie aussi créative, soit aussi formatée sur LinkedIn. À tel point qu’elle ne remarque pas qu’un post rédigé par l’IA se voit comme le nez au milieu de la figure. Si j’étais annonceur, les posts LinkedIn seraient un bon indicateur de la créativité de mon agence. 

CB News : Le vendredi en général : votre week-end est-il déjà planifié ?

Marion Floch : Je suis maman de deux petits garçons à haut potentiel énergétique : le monde culturel m’est donc peu accessible pour le moment. On s’est même fait sortir de la médiathèque le week-end dernier… On ne planifie pas grand-chose, on privilégie simplement du bon temps tous ensemble.

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