L'ARPP alerte sur la confusion accrue entre communication et information

"La conception classique de la publicité s’est désintégrée en quelques années, du fait de la fragmentation des media, d’un ciblage de plus en plus fin des messages, de la multiplication des voies d’expression et de la participation du récepteur lui-même aux actions de communication des marques. Le poids du digital dans cette évolution est bien entendu prépondérant" affirme le Conseil de l’éthique publicitaire (CEP), instance associée à l'ARPP. Il pubie un avis, qui observe les signes d’une econfusion accrue entre information et communicatione et identifie trois enjeux. Celui de l’identification de la publicité, celui de son acceptabilité et un enjeu de nature démocratique, dans la mesure où les nouveaux formats et les technologies utilisés entraînent un risque important d’orientation, voire d’occultation, de l’information dans l’intérêt de la publicité. Le CEP reconnaît néanmoins que "de nombreuses et importantes initiatives ont été prises ces derniers mois par les professionnels, qui témoignent d’une prise de conscience et d’un engagement vers des pratiques publicitaires responsables". Mais l’opacité qui règne encore sur la "publicité véhiculée par les réseaux sociaux, les nouveaux modes de consommation attendus des enceintes connectées et des nouveaux formats audio, et l’évolution annoncée des techniques de ciblage émotionnel", appellent selon lui "une réponse forte et rapide de l’autorégulation". A travers des mesures scientifiques de la perception par les utilisateurs des messages qu’ils reçoivent, mais aussi par des des actions de pédagogie à destination des publics prioritaires et d'engagement de la profession dans une réflexion critique. Des priorités de l’ARPP, que le CEP engage à ne pas laisser créer de "vide déontologique", risque majeur dans un marché marqué par la mutation permanente des usages et l’inventivité symétrique des techniques marketing.

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