Les directeurs de production publicitaire écrivent au ministre de la Culture

film

Franck Riester a reçu une lettre datée du 22 avril. Elle est signée d'une centaine de directeurs de producteurs de films publicitaires. En préambule, ils informent le Ministre informer que, "pour répondre à des contraintes budgétaires toujours plus importantes, notre fonction nous oblige à trouver des solutions de production principalement en dehors du territoire français. En 2019, cette délocalisation des tournages à l’étranger a atteint plus de 50% des dépenses sur les 1 400 films publicitaires produits selon une étude Cabinet Rubini & Associés". Le collectif propose des pistes d’amélioration pour le secteur pour "soutenir l’économie du pays et le niveau des emplois" et explique qu'une "mise en place rapide aurait pour conséquence : une augmentation des emplois de salariés intermittents du spectacle, des rentrées de cotisations sociales salariales supplémentaires, des rentrées de cotisations sociales patronales supplémentaires, des prélèvements à la source en conséquence - une augmentation de multiples rentrées fiscales (TVA, impôts société, etc…), un impact direct sur la croissance des industries françaises du secteur audiovisuel, une augmentation des dépenses territoriales et régionales dans de multiples secteurs (hôtellerie, transports, restauration, autres commerces…), une réduction des versements des indemnités Pôle Emploi aux salariés intermittents du spectacle, une réduction de la précarité des salariés intermittents du spectacle, une réduction de l’empreinte carbone (moins de voyages, attitude plus écoresponsable)". A l’instar des mesures prises en faveur des films de long métrage (réforme du crédit d’impôt de 2016) qui ont permis de doubler la relocalisation des tournages en France et dont les médias se sont fait l’écho, il nous semble indispensable que celles-ci soient adaptées au secteur de la production de films publicitaires.

Les propositions

Les propositions sont  : un aménagement d’un système type " crédit d’impôt" permettant aux annonceurs, agences publicitaires et sociétés de production une défiscalisation des dépenses effectuées sur le territoire français, envisager une baisse temporaire des cotisations sociales patronales pour l’ensemble des personnels techniques et artistiques d’un film, mise à jour de la partie publicitaire de la convention collective cinéma afin de la rendre applicable, création d’un label "tourné en France" afin de sensibiliser les annonceurs à tourner sur le territoire national et le promouvoir auprès du public,  création d’une charte « écoresponsable » afin d’adopter les bonnes attitudes, création d‘une charte de « bonne conduite » que l’ensemble des acteurs s’engagent à respecter (annonceurs – agences de communications – cost controller – sociétés de production), création d’un système de bonus/malus pour les annonceurs, agences publicitaires et sociétés de production sur les films destinés au marché français et qui seraient tournés à l’étranger. Nous avons conscience que nous devrons appliquer de nouvelles conditions sanitaires suite à la pandémie actuelle (sujet sur lequel nous sommes déjà en réflexion).

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