Ubisoft condamné à verser 785 000 € à BETC pour rupture de contrat anticipée

Ubisoft va devoir verser 785 000 euros à BETC  pour avoir mis fin prématurément, fin 2015, au contrat exclusif le liant à cette agence, selon une décision du tribunal de commerce de Paris. L'agence réclamait pour sa part 2,75 millions d’euros pour le préjudice qu’elle estimait avoir subi du fait de la résiliation anticipée. Dans un communiqué publié mardi, l’éditeur de jeux vidéo s’est déclaré "satisfait que le tribunal de commerce ait pris acte de la résiliation anticipée du contrat qui le liait à BETC, tout en lui accordant une indemnité de résiliation réduite, très éloignée de la somme demandée initialement". Interrogé par l’AFP, le groupe de publicité s’est pour sa part refusé à tout commentaire. Ubisoft avait pris la décision de mettre fin à ce contrat après l’entrée à son capital du groupe Vivendi, dont l’actionnaire de référence est Vincent Bolloré, également propriétaire de Havas. Selon l’éditeur de jeux vidéo, "les liens capitalistiques entre Havas, le groupe Bolloré et Vivendi" justifiaient "la rupture du lien de confiance et la protection de ses intérêts légitimes", entraînant la résiliation anticipée du contrat le liant à BETC. Ubisoft estimait en effet que Vivendi, via le groupe Bolloré, connaissait l’ensemble de sa stratégie grâce aux informations obtenues à travers Havas et sa filiale BETC. Mais le tribunal, qui a rendu sa décision le 15 mai dernier, a pour sa part estimé qu’Ubisoft n’avait pas réussi à "apporter les éléments justifiant d’une résiliation anticipée et sans indemnité du contrat liant les parties". Selon lui, "l’actionnariat de BETC n’a pas évolué en cours d’exécution du contrat" et "Vivendi n’entretient aucun rapport capitalistique avec BETC susceptible de générer un conflit d’intérêts". Le groupe Vivendi est entré au capital de l’éditeur de jeux vidéo en septembre 2015 et possède désormais 25,15 % du capital et 22,92 % des droits de vote d’Ubisoft, une entrée au capital jugée "hostile" par les fondateurs de l’éditeur, la famille Guillemot. Les Guillemot tentent, depuis, d’éviter une prise de contrôle du groupe par Vivendi, qui a dit vouloir renforcer sa présence dans le jeu vidéo, y compris grâce à des acquisitions.

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