Ipsos a « enjambé le creux de 2020 »

Le groupe d’études et de sondages Ipsos a vu son bénéfice net fortement rebondir au premier semestre, a-t-il annoncé mercredi, estimant avoir "enjambé le creux de 2020" lié aux conséquences de la pandémie de Covid-19. Entre janvier et juin, le bénéfice net a été démultiplié en un an, à 72 millions d'euros contre 1,3 million au premier semestre 2020, marqué par un strict confinement dans plusieurs pays dont la France. À 993 millions d'euros, le chiffre d'affaires a, lui, progressé de 26,4% sur un an et de 10% par rapport à la même période en 2019, soit avant le Covid. À taux de change et périmètre constants, le chiffre d'affaires semestriel progresse de 31,5%, selon un communiqué du groupe, qui vient de nommer sa nouvelle directrice générale, Nathalie Roos. Au seul 2ème trimestre (527 millions d'euros), il grimpe de 47,5% en réel et de 52,3% en organique. "L'activité d'Ipsos a enjambé le creux de 2020", estime le groupe qui y voit aussi le résultat de la "nouvelle organisation mise en place à l'été 2018". L'analyse par secteurs montre une forte progression des enquêtes auprès des citoyens (+41% à taux de change et périmètre constants) pour une contribution de 20% du chiffre d'affaires. L'audience "médecins et patients", qui compte pour 17% des revenus, augmente de 37%. "Tout ce qui touche à la santé publique est au cœur de besoins considérables d'informations nouvelles, même si les contrats spécifiquement liés à la mesure de la pandémie Covid-19 devraient s'arrêter", commente Ipsos.

En répartition géographique, les Amériques (34% du chiffre d'affaires) se redressent à +27% en organique. La zone Europe/Moyen-Orient/Afrique (49% du chiffre d'affaires) enregistre la meilleure performance à +39%, "grâce à l'existence de contrats conclus dans plusieurs pays européens à la demande des autorités sanitaires publiques", selon Ipsos. La zone Asie-Pacifique est la partie du monde où l'activité Ipsos est à "peine supérieure à celle de 2019", souligne le groupe. Elle avait régressé de 19% en organique, au premier semestre 2020, contre 9,5% pour l'Europe/Moyen-Orient/Afrique et 15,5% pour les Amériques. Elle progresse de 22% en 2021. Ipsos retire de ces 18 derniers mois, que son activité "n'est pas vraiment affectée par la virulence de l'épidémie mais plutôt par les contraintes apportées par les confinements stricts". Le groupe anticipe "un taux de croissance organique à un seul chiffre pour la période de juillet à décembre".

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