L'Oreal et P&G : Publicis relativise
Depuis l'article du Financial Times de la semaine dernière, pointant du doigt les pertes, par Publicis group, des budgets conseil et achat d'espace d'une partie de P&G et de L'Oreal, la presse pousse des cris d'orfraie et la frileuse bourse accuse le coup avec un titre à la baisse. Pourtant, les annonceurs sont volatiles, cela n'est pas nouveau, et ces derniers avaient été plutôt fidèles au groupe français. Les compétitions courraient depuis de nombreux mois et, manifestement, les chiffres véhiculés par la presse sont à manier avec des pincettes. C'est du moins ce qu'affirme le groupe publicitaire qui a relativisé ces pertes aux Etats-Unis, soulignant qu'ils représentaient des manques à gagner de faible ampleur. Le contrat de Publicis avec la branche nord-américaine du groupe de cosmétiques français ne portait que sur les médias numériques, et sa perte "représente 0,1% de notre revenu total, soit moins de 10 millions d'euros" par an explique le groupe, démentant l'article du Financial Times qui évoquait la perte d'un contrat beaucoup plus important, de 40 millions de dollars. De fait, c'est l'américain Interpublic Group qui gérait le media planning et l'achat d'espace du groupe de cosmétique. A relativiser aussi, la perte néanmoins plus sévère de Procter & Gamble qui a repensé son achat d'espace début décembre. Une défection toujours aux Etats-Unis, Publicis Group conservant le Canada. Ce sont néanmoins 50 millions d'euros annuels de perte qui sont concernés "soit 0,7% du revenu sur un groupe qui fait plus de 7 milliards" de chiffre d'affaires par an. Et, comme c'est la loi du genre, Publicis a rappelé qu'il travaillait avec P&G depuis 1998 et qu'il était "normal dans le secteur de changer d'équipe".