Cannes Lions 2025 : La lutte contre les tabous entourant l'herpès obtient le Grand Prix for Good
La Nouvelle-Zélande, ses Kiwis et leur herpès…
Chaque année, le Lions Health and United Nations Grand Prix for Good récompense les campagnes réalisées pour des ONG et des causes qui sont inéligibles à l’obtention d’un Grand Prix classique. En 2025, le Grand Prix for Good a été attribué à la campagne “The Best Place In The World To Have Herpes”, réalisée par FINCH Sydney et MOTION SICKNESS Auckland pour la New Zealand Herpes Foundation.
Alors que 30% des néo-zélandais victimes d’herpès se disent touchés par la dépression et les pensées suicidaires, la fondation a voulu mobiliser les “Kiwis” pour lutter contre la stigmatisation et libérer la parole, alors même que la Nouvelle-Zélande est l’un des pires pays en matière de tabous sur le sujet selon elle.
Pour y parvenir, FINCH Sydney et MOTION SICKNESS Auckland ont imaginé un dispositif transformant des contenus pédagogiques sur l'herpès, virus bénin, en pastilles humoristiques, tandis qu’un classement des pays où il fait bon vivre l’herpès (du fait de sa déstigmatisation) a été régulièrement mis à jour à partir des résultats de sondages réalisés auprès des victimes, poussant les néo-zélandais à s’emparer du sujet sur les réseaux sociaux pour faire grimper leur pays au classement.
“Notre décision a été unanime. Cette campagne utilise le bon insight, a une très bonne stratégie, et se base surtout sur une idée très osée ! On imagine pas le nombre de personnes touchées par le virus de l’herpès dans le monde. Cette campagne a permis de les aider à mieux vivre la situation, avec à la clé plus de 10000 heures de vidéo sur le sujet diffusées en ligne, et pour moi la première conférence de presse au cours de laquelle je parle d’herpès sans que ce soit bizarre”, a noté David Ohana, Chief Communications & Marketing Officer de l’United Nations Foundation et président du jury de la catégorie.
FINCH Sydney et MOTION SICKNESS succèdent ainsi à Impact BBDO Dubai, récompensé l’an dernier pour la campagne “Child Wedding Cards”, menée pour l’ONU Women et qui visait à sensibiliser les parlementaires pakistanais aux mariages forcés d’enfants : de petites filles, âgées parfois de seulement 5 ans, dessinaient leur propre faire-part de mariage avant de les envoyer aux parlementaires ciblés.