Sandrine Plasseraud, (We are Social) jurée Social & Influencers

Sandrine Plasseraud - We Are Social

C'est la deuxième année d'existence du Prix Social & Influence. Sandrine Plasseraud, présidente de We are social, raconte on expérience de jurée.

Un bon cru votre catégorie cette année ?

Sandrine Plasseraud : c'est seulement la seconde année que la catégorie social & influencers existe aux Cannes Lions, et c'est la première année où un Grand Prix va être remis. Une catégorie dont les nuances sont encore difficiles à appréhender, mais qui a été l'occasion pour les dix jurés d'échanger sur ce qui faisait qu'une campagne était sociale. Est-ce qu'une campagne traditionnelle qui génère du earn media peut être considérée comme une campagne sociale ? Faut-il que tous les éléments de la campagne soient social media ? Est-ce que Fortnite peut vraiment être considéré comme un réseau social ? Autant de questions que nous avons pu nous poser au sein du jury pendant les six jours de délibération ... Et plus de 1 500 cas de très grande qualité qui ont animé nos conversations et débats. Donc, globalement un très bon cru et je suis ravie des campagnes et du Grand Prix que nous avons sélectionnés.

Ce fût consensuel ? Bataillé ? Surprenant ?

Sandrine Plasseraud : passer six jours en "chambre noire", à raison de 10 à 12 heures par jour, est une expérience intense, excitante et fatigante, car on mesure le poids qui pèse sur nos épaules. Nous sommes là pour identifier le meilleur de la créativité au niveau mondial et forcément on ne doit pas se tromper. Alors les échanges sont intenses, stressants. Au fur et à mesure des shortlists, puis des prix, on commence à voir des tendances émerger, et là il faut identifier le Grand Prix. Et curieusement, là où je m'attendais à un débat de plusieurs heures, le choix du Grand Prix a été fait à l'unanimité !

Une tendance à retenir ou qui vous intrigue apprise auprès de vos homologues jurés ?

Sandrine Plasseraud : clairement la responsabilité sociétale des marques qui est omniprésente. On pense bien sûr à Nike avec ses campagnes Dream Crazy et Dream Crazier, mais pas uniquement. Une grande proportion des campagnes que nous avons jugées incluait des éléments autour de la place des femmes dans la société, de l'écologie, beaucoup de politique également, de fake news, de sujets LGBTQ. Je pense par exemple au film digital Gillette, the best a man can be ou encore à la compagnie aérienne Aéromexico et sa campagne DNA discount. Ou encore Iceland et Greenpeace contre l'huile de palme et la déforestation, avec leur campagne Rang Tang. Egalement parmi les tendances, l'émergence des nouveaux réseaux sociaux à Cannes : Tik Tok ou encore Fortnite !

La campagne non primée que vous retiendrez quand même ?

Sandrine Plasseraud : au bout de la troisième journée de délibération, j'avais listé une trentaine de cas que j'aurais aimé voir shortlistée. Ce fût le cas, ils l'ont tous été ! Donc je n'ai pas de cas particulier non primé. En revanche, parmi les cas primés, je pense à la campagne Diesel Be A Follower que je trouve extrêmement juste culturellement et très belle, tant d'un point de vue direction artistique que copywriting. Surfer sur la tendance des influenceurs et encourager son public à rester un "follower" pour profiter de la vie au lieu de prendre des photos Instagram de ses repas, je trouve ça extrêmement juste et malin !

                      Voir aussi le palmarès 2019 de la catégorie

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