Publicis, 100 ans et un lion pour entrer dans le siècle de l’IA
Chez Publicis, la nouvelle année se souhaite avec un rituel : les vœux. En 2025, l’exercice se veut manifeste. Pour célébrer le centenaire du groupe, Publicis Conseil, l’agence mère fondée par Marcel Bleustein-Blanchet, signe en effet un film qui mêle images réelles et images générées grâce aux outils IA propriétaires du groupe. Le chemin parcouru y reprend vie : de Montmartre en 1926 à l’expansion internationale, puis la bascule vers la data et la tech, jusqu’à s’affirmer aujourd’hui comme un poids lourd mondial de la communication. Et surtout une constante : la capacité à se transformer, parfois violemment, quand l’histoire l’exige.
« Une manière de redonner vie au passé sans s’y enfermer, et de faire de la mémoire un moteur », réagit Agathe Bousquet, CEO de Publicis groupe en France, qui évoque un projet démarré en juillet 2024 aux côtés de Marco Venturelli. C’est d’ailleurs ce dernier, CCO du groupe en France, qui est l’origine du fil rouge : un lion. Une figure capable d’incarner les trois présidents qui ont marqué la saga - “nous on n’a eu que trois patrons”, souligne Agathe Bousquet- tout en représentant “tout Publicis”. Le récit revient sur une épopée intense : guerre, incendie, crises économiques, révolutions technologiques, pandémie mondiale. Et cette idée, martelée : Publicis a su “renaître de ses cendres”. « 2026 est une année particulière pour nous, celle où nous clôturons notre premier siècle (…) C'est cet esprit de résilience qui nous caractérise depuis cent ans, que nous célébrons dans nos vœux avec ce lion qui n'abandonne jamais », déclare Arthur Sadoun, président-directeur général de Publicis Groupe. En parallèle de ce film, Publicis lève le voile sur un documentaire pour célébrer ce centenaire avec la participation d’Élisabeth Badinter, Maurice Lévy et Arthur Sadoun. Une suite logique, presque nécessaire, née dans la tête d’Agathe Bousquet au gré de la redécouverte des archives. « C’est tellement une histoire incroyable qu’on se disait en le préparant que personne n’allait nous croire. Là où le film impressionne par sa virtuosité, le documentaire émeut profondément comme on a pu le constater lors des premières projections en cercle restreint aux Etats-Unis », poursuit Agathe Bousquet. « En 2026 (…) notre deuxième siècle (…) sera sans aucun doute marqué par l'avènement de l'IA », conclut Arthur Sadoun.