L'UNESCO ouvre son musée des objets culturels volés

Unesco - DDB Paris

Le trafic illicite de biens culturels,  fléau mondial représentant des milliards de dollars, est en constante expansion. Il alimente le crime organisé et contribue au financement du terrorisme. Depuis sa création, l'UNESCO a développé, depuis 1970, des instruments juridiques pour lutter contre ce trafic, notamment la Convention concernant les mesures à prendre pour interdire et empêcher l'importation, l'exportation et le transfert de propriété illicites des biens culturels. DDB Paris et l'UNESCO travaillent ensemble depuis 2020 sur le sujet du trafic d’objets culturels. "Après une première campagne de communication mondiale, il s'agissait d'aller encore plus loin pour sensibiliser le grand public, en particulier les plus jeunes. Et si nous pouvions redonner une visibilité aux objets culturels volés dans le monde grâce à une expérience virtuelle immersive ?" précise un communiqué de l'agence.

Et c'est mardi 30 septembre que l'UNESCO dévoile le tout premier Musée virtuel des objets culturels volés, fruit de quatre années de travail commun lors de l’ouverture de Mondiacult 2025 à Barcelone.. Le musée présente des objets volés et disparus provenant de toutes les régions et les époques, soumis par les États membres. Il rend les objets volés perceptibles, révèle leur valeur symbolique et culturelle, et rassemble les communautés autour d'un patrimoine partagé. Makemepulse, en partenariat avec l'UNESCO et ses États membres, a développé une technologie d'IA générative pour transformer des photographies d'objets disparus en modèles 3D réalistes, restaurant non seulement leur apparence mais aussi leur signification.

En combinant les progrès de l'IA à une expertise artistique, on met en lumière ces trésors culturels afin de les protéger du trafic illicite. "Ces objets sont virtuels. Personne ne sait où ils se trouvent, ni à quoi ils ressemblent réellement. Nous essayons de combler les vides, en travaillant avec les communautés afin qu'elles puissent retracer leurs histoires" explique Ernesto Ottone R., Sous-directeur général pour la culture de l'UNESCO. Le musée a été conçu par l'architecte Diébédo Francis Kéré, lauréat du prix Pritzker, qui a étroitement collaboré avec le studio créatif makemepulse afin de construire un lieu symbolique. "J'ai été inspiré par la figure du baobab, avec ses racines : les objets culturels peuvent être vus comme des racines qui fondent le vivre-ensemble de la communauté" explique l'architecte. Les utilisateurs pourront partager leur propre galerie d'objets au sein du musée. Chaque visite, partage, commentaire augmente les chances de restituer une œuvre. Ces objets retrouvés seront exposés dans une "Restitution room" dédiée. Alexander Kalchev, CEO et CCO de DDB Paris poursuit en expliquant que "ce musée n'est pas seulement un lieu d'exposition. C'est un moyen d'action. En rendant tous ces objets reconnaissables, on complique leur revente". Une campagne de communication sera également déployée dans le monde entier à la mi-novembre en video, presse, affichage extérieur, social media et RP.

Unesco- DDB Paris

Explorez dès à présent le musée : https://museum.unesco.org

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