La Commission européenne à la rescousse tous azimuts des consommateurs

Drapeau européen

Les consommateurs européens qui achètent en ligne sont mieux protégés depuis le début de l'année, à la faveur de nouvelles règles qui pourraient coûter cher aux compagnies qui les enfreignent, a rappelé mardi la Commission européenne. Mieux identifier les vendeurs, empêcher la revente de billets de spectacle achetés en masse via des systèmes automatisés, offrir aux consommateurs la possibilité de se défendre contre des pratiques commerciales déloyales : l'UE ajuste ses règles au monde numérique. "Nous envoyons un avertissement fort aux marchands : ils doivent jouer selon les règles, et ne pas les contourner. Violer la réglementation de l'UE sur la consommation à grande échelle peut coûter à une compagnie une grosse amende d'au moins 4% de son chiffre d'affaires", a prévenu le commissaire à la Justice Didier Reynders, cité dans un communiqué.

La nouvelle législation, applicable depuis le début de l'année, avait été adoptée par le Parlement européen au printemps, et les États membres ont deux ans pour la transposer dans leur corpus national. Ainsi, afin de rendre les plateformes de commerce en ligne plus transparentes, les vendeurs devront-ils être clairement identifiés comme des courtiers ou des individus privés. Les sites et comparateurs en ligne, comme Amazon, eBay ou Skyscanner, devront également expliciter les critères utilisés pour hiérarchiser les offres. La nouvelle directive interdit les faux avis de clients laissés en ligne : charge désormais au marchand de pouvoir démontrer qu'ils émanent d'un vrai consommateur. La législation s'attaque également aux algorithmes utilisés pour doper les prix en fonction de l'historique de recherche et d'achat, ou encore aux fausses promotions. La revente de billets de spectacle achetés en masse grâce à l'intervention de "robots", des systèmes automatisés qui permettent de contourner des restrictions d'achat, puis revendus sur des marchés secondaires à des prix bien supérieurs à leur valeur d'achat, est interdite. Enfin, la directive prévoit des compensations pour les consommateurs victimes de pratiques commerciales déloyales.

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