Intelligence artificielle : la France dévoile le volet économique de sa stratégie

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Le ministre de l'Économie Bruno le Maire a présenté mercredi, lors d'un colloque à Bercy, le volet économique de la stratégie française en matière d'intelligence artificielle (IA). Il a ainsi rappelé l'investissement de 1,5 milliard d'euros d'ici 2022, annoncé en 2018 par Emmanuel Macron. Sur ce total, 650 millions seront réservés à la recherche et 800 millions aux premiers projets, a précisé le ministre. Parmi les premiers projets financés, certains concernent l'amélioration des diagnostics médicaux, la cybersécurité ou encore la certification des algorithmes. "Nous avons aussi besoin des autres pays européens. La France ne réussira pas seule dans cette révolution technologique", a déclaré M. Le Maire, conscient du fossé qui sépare l'Union européenne de ses concurrents : "l'Amérique du Nord a investi, en 2017, 23 milliards d'euros dans l'IA, l'Asie 12 et l'Europe 4". Le retard quantitatif étant incontestable, la France compte se distinguer du point de vue qualitatif et proposer une IA respectueuse des droits des utilisateurs, qui protège les données en toute transparence. Pour fixer une feuille de route de l'IA version française, M. Le Maire a signé mercredi un manifeste avec huit grands acteurs du secteur : Air Liquide, Dassault Aviation, EDF, Renault, Safran, Thales, Total et Valeo. "D'ici la fin 2019, nous allons consolider la vision commune des diagnostics, des enjeux, (...) la liste des priorités, et nous allons partager cette vision avec les décideurs politiques", a expliqué Marko Erman, en charge de l'innovation technique à Thales et porte-parole du jour pour ce manifeste. Orange, Ubisoft, Schlumberger, STMicroelectronics ainsi que des universités comme la Sorbonne et Paris-Saclay participent également à ce groupe de travail qui doit définir un plan d'action avant la fin de l'année.

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