Pour ses 20 ans, Google promet des contenus toujours plus personnalisés

A l’occasion d’une conférence de presse fêtant les 20 ans de son existence, Google par la voix d’un de ses responsables Ben Gomes a indiqué que "la recherche (internet) n'est pas parfaite et nous en sommes très conscients (...) mais nous sommes déterminés à la rendre chaque jour plus performante". Dans la foulée, il a promis des contenus toujours plus personnalisés, à la façon des réseaux sociaux. Une des idées force désormais, c'est "de tomber sur des choses que vous n'aviez même pas commencé à chercher", a expliqué sur le blog de Google Karen Corby, responsable produits. Ainsi, Google va-t-il notamment renforcer et rendre plus visible son "Fil" rebaptisé "Discover", il proposera encore davantage de contenus susceptibles d'intéresser l'utilisateur : articles, vidéos... offrant ainsi de nettes similitudes avec celui, par exemple, de Facebook. Parmi les nouvelles fonctionnalités prévues pour les semaines qui viennent, Google a aussi promis des résultats de recherche élargis à ce que l'internaute souhaite savoir sans encore l'avoir demandé : par exemple, quelqu'un qui fait une recherche sur une race de chien a de fortes chances de vouloir savoir comment s'en occuper ou la façon de s'en procurer un. De même, chercher des renseignements sur un pays suppose peut-être que l'on souhaite s'y rendre et donc que l'on va être intéressé par des hôtels ou des billets d'avion... Sachant que Google a ses propres moteurs de recherche pour les réserver. Ces suggestions sont basées à la fois sur ce que Google sait des habitudes en général des internautes mais aussi sur ce qu'il sait de l'utilisateur en particulier : au minimum, la plupart du temps, sa localisation, sa langue, le type d'appareil utilisé mais parfois beaucoup plus, selon la quantité de données auquel l'internaute le laisse accéder via des paramètres parfois très complexes.

Les annonces de Google se sont d'ailleurs accompagnées d'une nouvelle controverse, après qu'un enseignant de l'université de John Hopkins a affirmé que le géant technologique avait introduit une modification de son navigateur internet Chrome, qui, selon cet universitaire, Matthew Green, "a de graves implications en terme de vie privée et de confiance". Depuis la dernière mise à jour, Chrome connecte automatiquement l'utilisateur au navigateur avec son compte Google, sans lui demander son avis, alors qu'il fallait auparavant délibérément se connecter, explique l'universitaire sur son blog. Or, "lorsque vous êtes connecté à votre compte, nous stockons les informations collectées en les associant à votre compte Google et les considérons comme des informations personnelles", expliquent les conditions d'utilisation. "Des modifications comme celle-ci détruisent la confiance des utilisateurs", poursuit M. Green, dont le texte publié dimanche était largement relayé par les médias américains. Parmi les autres fonctionnalités dévoilées lundi, les utilisateurs pourront poster des "stories", un format alliant messages, images et vidéos éphémères très en vogue sur internet, autant de nouveautés aussi largement inspirées des réseaux sociaux, comme Facebook, Snapchat ou Instagram. De nouvelles fonctions vont également permettre de continuer des recherches sur plusieurs jours en mettant plus facilement de côté les sites déjà visités, comme lorsqu'on prépare un voyage par exemple. Google a aussi indiqué qu'il allait renforcer la recherche par images, qui va permettre d'identifier un objet pris en photo.

Google a également annoncé mardi qu'il allait mettre fin à l'interdiction des publicités liées aux cryptomonnaies, décidée en mars. Ce changement de règle interviendra en octobre et concernera les Etats-Unis et le Japon, a annoncé le groupe dans son journal des modifications. "Les annonceurs devront être certifiés auprès de Google, spécifiquement pour le pays dans lequel ils diffuseront leurs annonces", a indiqué la compagnie, précisant que la demande de certification pourrait être effectuée à partir de l'entrée en vigueur des nouvelles règles. L'annonce mentionne seulement les produits financiers, sous-entendant que les publicités relatives à des levées de fonds en cryptomonnaies (ICO) resteront interdites. Google revient ainsi en partie sur une interdiction annoncée mi-mars et qui avait été suivie par les réseaux Facebook et Twitter. Cette fois-ci, c'est Google qui marche sur les traces de Facebook, le réseau social de Mark Zuckerberg ayant annoncé fin juin le rétablissement de l'autorisation des publicités liées aux cryptomonnaies. Les monnaies virtuelles, dont la première et plus célèbre est le bitcoin, ont beaucoup fait parler d'elles en 2017 alors que leurs valeurs ont explosé. Le cours du bitcoin était ainsi passé d'environ 1.000 dollars à plus de 19.500 dollars en douze mois, avant de s'effondrer début janvier.

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