VR : DreamAway va entrer en bourse

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L'exploitant de salles de réalité virtuelle DreamAway compte faire son entrée en Bourse au printemps prochain, moins de deux ans après sa fondation, pour se doter des moyens nécessaires à la structuration d'un secteur « en pleine effervescence ». L'entreprise espère lever « plusieurs millions » d'euros sur Euronext Growth, le marché réservé aux petites valeurs en croissance, a indiqué jeudi à l'AFP son fondateur Arthur de Choulot. Après avoir ouvert une première salle dans sa ville de Lyon, qui a démontré la viabilité de son projet, l'entreprise a procédé l'été dernier à une première levée de fonds auprès d'investisseurs locaux qui lui a permis d'en inaugurer deux nouvelles à Lille et Clermont-Ferrand.

Après ces ouvertures « en propre », DreamAway lancera en début d'année deux autres espaces mais cette fois-ci en franchise, à Rennes et Aix-en-Provence. « On reçoit pratiquement une demande par jour » de la part de franchisés potentiels, affirme M. de Choulot. Au total, une quinzaine d'ouvertures sont prévues en 2020. Le chiffre d'affaires devrait ainsi passer de 0,5 million d'euros cette année à 2 millions l'an prochain. Une salle de 200 à 300 mètres carrés, pouvant accueillir jusqu'à 20 personnes, nécessite un investissement de l'ordre de 200.000 euros. S'y ajoutent des coûts de fonctionnement de 200.000 à 250.000 euros par an. « Le retour sur investissement est de l'ordre de deux ans », assure l'entrepreneur.

La cible : les villes de plus de 200.000 habitants, qui peuvent chacune accueillir jusqu'à trois salles. DreamAway espère aussi inaugurer l'an prochain sa première implantation à l'étranger. Un quart des visiteurs sont déjà venus au moins une fois. « Certains sont venus 20, 30 fois. C'est très addictif », s'amuse M. de Choulot. On se déplace en famille ou avec des amis (en moyenne par groupe de quatre). DreamAway dispose de contenus exclusifs, élaborés avec les studios Wanadev et Ubisoft, et discute avec deux studios de Corée du Sud - un pays très en avance en matière de réalité virtuelle - pour élargir son offre.

A ses programmes de divertissement, DreamAway va ajouter des programmes culturels (à partir de janvier) et de formation (à partir de l'été prochain). Le marché des entreprises est d'autant plus important pour la société que de nombreux salariés, venus expérimenter cette technologie dans un cadre professionnel, reviennent ensuite à titre privé. « Nous entrons en Bourse car nous avons aussi besoin de notoriété : le marché est très atomisé et va se concentrer autour des quelques acteurs », dont DreamAway entend bien faire partie, ajoute son jeune patron. A l'échéance de 2022, DreamAway ambitionne d'être devenu le premier réseau d'espaces de réalité virtuelle d'Europe, avec un chiffre d'affaires de 10 millions d'euros et une marge brute d'exploitation (marge d'Ebitda) représentant 30% de ses ventes.

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