Le  (bon) sens caché

Photo édito

Le monde des réseaux sociaux est d’une sophistication qui dépense très largement mes capacités intellectuelles. Si, si. Et je ne parle pas des algorithmes qui, pour le cancre en maths que je suis, sont d’inaccessibles formules magiques. Non, c’est la gestion des comportements humains, de la psychologie des utilisateurs qui me laisse pantois. Tenez, prenez Twitter. Cette semaine, constatant, dix ans après tout le monde, qu’on s’insultait beaucoup sur ce réseau, les cerveaux de cette entreprise à la pointe de la technologie ont proposé de cacher les réponses indésirables à ses propres tweets. Donc si quelqu’un vous fait savoir qu’il n’est pas du tout d’accord avec vous en vous traitant de tous les noms, parce que c’est l’étiquette du réseau, clic, vous pouvez le cacher. Et vous vous sentez tout de suite mieux sans contradicteurs indélicats. Plus de mots durs, plus de trolls, tout redevient beau et doux dans le monde de l’oiseau bleu. Bien. Mais là où quelque chose m’échappe, c’est quand Twitter explique que "tout le monde peut continuer à voir les réponses cachées et poursuivre la conversation avec les auteurs de ces tweets indésirables en cliquant sur l’icône grise qui apparaîtra sur ces tweets". Vous avez compris ? Moi non. Parce que soit on cache, soit on ne cache pas. Si on peut continuer à voir ce qui est caché, c’est que ça ne l’est pas. Ou non ?

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