Cannes et comment y aller

Mercredi matin, j’ai réservé mon VTC sur mon smartphone (pas de marque) pour aller à l’aéroport. Là, j’ai embarqué dans le vol pour Nice après avoir scanné le code-barres de la carte d’enregistrement en posant délicatement le téléphone sur le lecteur. Une fois dans l’avion j’ai lu les nouvelles du jour, toujours sur l’écran dudit smartphone tout en écoutant de la musique de mon service de streaming. Un voyage du début du XXIe siècle. Fluide et connecté. Et puis j’ai atterri à Nice. Et j’ai acheté le ticket de la navette vers Cannes (car, oui j’allais à Cannes) en repassant par le siècle précédent. Dix minutes de queue au guichet derrière lequel une gentille dame débordée essayait de faire comprendre aux touristes les subtilités de la tarification et des horaires du réseau de transports des Alpes Maritimes. Toute notre époque en un voyage. Pas la peine d’aller écouter une conférence sur la transformation digitale. D’ailleurs, à Cannes, il y en plein qui n’y sont pas allés. Mais là aussi c’est compliqué. Entre ceux qui avaient prévenu qu’ils n’y mettraient pas les pieds et qu’on a vu passer entre le Palais et le Majestic et ceux qui croyaient que les autres n’y seraient pas et du coup ne sont pas venus, pas facile de s’y retrouver. D’autant que ceux qui ne sont vraiment pas venus en ont gagné plein, des Lions. La magie cannoise?

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