Point de vue autorisé

Je suis un journaliste spécialisé dans la communication. Non, je ne cherche pas de boulot. J’essaye juste de résumer la raison pour laquelle je n’ai pas commenté publiquement les troubles profonds qui affectent notre pays ces derniers temps. Autrement dit, je ne m’autorise pas à faire des commentaires sur la situation politique et sociale au seul motif que ma carte de presse me donnerait une compétence universelle à disserter sur tous les sujets. De toute façon, il y a suffisamment de doctes spécialistes de toutes natures qui palabrent à longueur de débat sur les chaînes d’info continue qui ont rarement aussi bien porté leur nom. Flic, philosophe, politique ou chauffeur de taxi, tout le monde a ses explications, ses certitudes et les expriment en direct sur fond d’images apocalyptiques. Au fond, je ne suis pas très original, tout ceci m’afflige. Et quand je suis affligé je me tais. Je ne sais pas si c’est la bonne attitude mais j’ai cette chance de pouvoir le faire. Et je n’envie pas celui qui va devoir parler, virtuose de la communication électorale devenu handicapé de la relation avec son peuple. Et là, c’est le journaliste spécialisé qui commente.

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