36% des Français ne se sentent pas concernés par les messages de prévention santé

Santé

Alors que la 34ème édition du #FestiComSanté a ouvert ses portes le 27 novembre, Ipsos bva dévoile une étude sur le rapport des Français aux communications et campagnes de prévention santé. Et le moins que l’on puisse dire, c’est que le paradoxe s’élève en étendard : les Français veulent des informations santé, mais peinent à se sentir concernés par les campagnes actuelles. Ainsi, 36% des personnes interrogées déclarent-elles ne pas se sentir concernés par les messages de prévention santé, dont 6% qui affirment les ignorer délibérément. Un chiffre qui grimpe à 45% dans les foyers à faibles revenus.

Plus inquiétant, 77% des Français jugent les messages flous ou contradictoires alors que 72% ne se sentent pas capables de faire le tri dans la masse d'informations disponibles, et 25% ne savent plus à qui faire confiance. Pour autant, l'enquête révèle un potentiel important, selon les initiateurs de l’enquête : 82% du panel se dit aujourd'hui plus réceptifs aux messages de prévention santé tandis que 65% ont changé ou envisagent de changer un comportement suite à une campagne (activité physique, alimentation, arrêt du tabac) et que 60% ont réalisé ou envisagent de réaliser des dépistages suite à une campagne.

Les médecins en pôle de la confiance

Dans ce contexte, l'enquête identifie les leviers d'une communication santé efficace. Pour renforcer l'impact des campagnes, les Français plébiscitent les messages portés par des médecins (50%), les conseils concrets et applicables immédiatement (42%), les messages simples et visuellement clairs (39%) et les messages qui montrent ce qu'on perd à ne pas agir (32%). L’étude identifie par ailleurs les émetteurs qui inspirent encore confiance : les professionnels de santé arrivent largement en tête (92% de confiance), suivis des autorités sanitaires et institutions de santé publique (74%), des mutuelles (71%) et les associations de patients (70%), les laboratoires pharmaceutiques (57%) ou encore les médias traditionnels (47%). Les réseaux sociaux ferment la marche, à 14%.

Méthodologie : étude réalisée en ligne auprès d’un échantillon national représentatif de 1000 Français de 18 ans et plus, selon la méthode des quotas.

À lire aussi

Filtrer par