58% des Français ont déjà utilisé l’IA générative à titre personnel

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58% des Français (18-69 ans) déclarent avoir déjà utilisé une intelligence artificielle générative à titre personnel (ChatGPT, Midjourney, etc.), selon une étude réalisée par iligo* auprès des Français, dans le cadre de son cycle d’étude de l’Observatoire des Usages Multi-écrans qui ambitionne de déceler les dernières tendances et la perception des Français vis-à-vis de l’IA. Dans le détail, 7% des personnes interrogées utilisent l’IA tous les jours, 19% plusieurs fois par semaine et 31% plus occasionnellement. A l’inverse, 42% des Français n’y ont jamais eu recours : 19% aimeraient essayer et 24% ne s'y intéressent pas. Sans surprise, les utilisateurs sont significativement plus des jeunes de 18-34 ans (80%), des CSP+ (64%) et des habitants d’IDF (67%). Dans les fait, l’IA est jugée utile pour plus de 6 personnes sur 10, les usages concernent majoritairement la recherche d'information, la rédaction de contenus, ou encore des fonctions plus ludiques telles que la création d'images ou de réponses personnalisées. « On note une forte curiosité vis-à-vis de ces outils, mais aussi une forme d'hésitation ou de prudence chez les publics moins technophiles », pointe néanmoins l’étude.

ChatGPT s'impose

Sans surprise, également, ChatGPT s'impose en tête des citations spontanées, mentionné par près d’1 Français sur 2. Suivent Gemini (21%), Copilot (6%) ou encore Mistral (3%), là aussi spontanément cités. Pour iligo, « cette notoriété concentrée traduit une vision encore très opérationnelle de l'IA, principalement identifiée à travers les assistants conversationnels ou les outils de génération de contenu. Les dimensions plus systémiques de l'IA (algorithmes de recommandation, analyse prédictive, automatisation) restent encore peu identifiées par le grand public ».

A l’avenir ? Les Français estiment que l’IA va notamment impacter les domaines de la santé (48%), du travail (45%) et de la sécurité dans le domicile (42%). « L’intelligence artificielle est effectivement perçue comme un moyen d'améliorer la performance, la rapidité, la productivité ainsi que l'accessibilité des services », souligne l’enquête. Ainsi, dans le monde du travail, plus de 4 actifs sur 10 ont-ils déjà eu recours à l’IA. Mais des inquiétudes croissantes pointent : près d’1 actif sur 2 juge que l’IA va remplacer certains emplois et va engendrer des conséquences « non-négligeables » telles que la transformation des compétences attendues ou encore la perte du lien humain dans les interactions au travail.

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Dans ce contexte, 87% des personnes interrogées souhaitent que des règles entourant l’IA soient mises en place et ces dernières doivent l’être par les pouvoirs publics, malgré une confiance en hausse par rapport à 2024 (passant ainsi de 58% à 62% de confiance positive). Pour une large majorité, « ces règles doivent fixer un cadre clair sur les usages permis, les droits des utilisateurs, la protection des données personnelles ou encore la lutte contre les biais algorithmiques », avance iligo. Les domaines les plus sensibles (surveillance, justice, médias, administration publique) « suscitent une méfiance plus marquée, et les Français se montrent très attentifs aux potentielles dérives ou déshumanisations ».

Méthodologie : Interviews réalisées sur CAWI (Computer-Assisted Web Interviewing) du 7 au 11 avril 2025 auprès de 1000 répondants de 18 à 69 ans, représentatifs de la population française en termes de sexe, d’âge, de CSP et d’UDA5.

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