Adoption de l’IA par les entreprises : la France au 14e rang européen

Adoption IA

Portée par sa dynamique mais freinée par ses infrastructures numériques, la France se classe 14e sur 32 pays européens en matière d’adoption de l’intelligence artificielle par les entreprises selon une étude publiée par Leadfeeder.

La France occupe la 14e place du classement européen de l’adoption de l’IA en entreprise établi par Leadfeeder, avec un score global de 47,56 sur 100. Elle se situe devant l’Allemagne, l’Autriche, le Portugal, la Pologne, la Grèce ou encore la Turquie, dernière du classement, mais demeure à distance des leaders du continent. L’étude met cependant en évidence la dynamique de progression : la France se hisse au 6e rang européen pour la croissance de l’adoption des technologies numériques et de l’IA, témoignant d’un rythme de développement soutenu. Elle devance notamment l’Allemagne et l’Autriche sur l’indicateur de croissance. 

En revanche, la France n’occupe que la 14e place pour l’adoption de l’IA et de la data au sein des entreprises, ainsi que pour le capital humain, qui regroupe notamment les compétences numériques et la présence de spécialistes des technologies de l’information dans la population active. 

Le principal point faible identifié par l’étude concerne les infrastructures numériques. La France se classe seulement 22e dans cette catégorie, un résultat qui pèse sur son positionnement global et l’empêche de rejoindre les pays les plus avancés. Les premiers rangs du classement sont occupés par le Danemark, la Finlande, la Lituanie, l’Estonie et les Pays-Bas. La République tchèque, la Belgique, la Suède, l’Italie, le Luxembourg, la Norvège, l’Espagne et l’Irlande devancent également la France.

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Pour Leadfeeder, cette position intermédiaire illustre une réalité contrastée : la France dispose d’un potentiel de rattrapage important grâce à une dynamique favorable, mais son niveau actuel d’adoption de l’IA en entreprise et la qualité de ses infrastructures numériques ne lui permettent pas encore de rivaliser avec les pays européens les plus avancés. 

Méthodologie : L’étude a analysé 32 pays européens à partir de 13 indicateurs issus des données d’Eurostat. Ceux-ci couvrent notamment l’utilisation de l’IA par les entreprises, le recours au cloud, l’usage de la data, l’adoption des logiciels métiers (ERP, CRM, BI), les compétences numériques, l’emploi dans les métiers des technologies de l’information ainsi que les indicateurs de croissance de ces usages. Les données ont été regroupées en quatre catégories : adoption de l’IA et de la data, infrastructures numériques, capital humain et croissance. Chaque indicateur a été normalisé puis pondéré afin d’établir un score global sur 100.

L’étude est consultable ici.

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