Cision : les Français sont mauvais élèves face à la désinformation
Êtes-vous résilient face à la désinformation ? L’entreprise de veille media Cision publie avec l’Ifop une étude sur le rapport des français face aux “fake news”. Elle s’appuie sur son formulaire “Anti Fake News - Le Quiz” qui comprend 20 questions pour mesurer sa capacité de résilience face à la désinformation. Parmi les sujets évoqués par le sondage : le biais cognitif, les marqueurs de confiance chez un influenceur ou un éditorialiste, le fonctionnement des algorithmes des réseaux sociaux ainsi que le rôle de l’intelligence artificielle. Près de 89 % des sondés n’obtiennent pas la note de 10/20. Ils ne sont que 1% a avoir plus de 15/20. Selon son créateur, le journaliste spécialiste des infox et des théories du complot, Thomas Huchon, le sondage est fait “pour objectiver le fait que nous avons tous un problème avec le décryptage de l’information, et que nous devons tous nous retrousser les manches pour travailler dans ce domaine. Ce que montre ce sondage, c’est que lutter contre la désinformation, ça s’apprend, et qu’on devrait tous s’y mettre. Personne n’est prémuni par avance.”
La moyenne générale des Français à ce test est de 5,4/20. Le “bon élève” soit celui qui obtient une note au dessus de la moyenne générale est un "Gen Z, une personne dont la naissance se situe entre la fin des années 1990 et le début des années 2010. Il est également titulaire d’un diplôme du 2ème ou 3ème cycle et issue d’une banlieue aisée de l’agglomération parisienne. Après le degré d’étude et la situation géographique, le temps passé sur les réseaux sociaux est également un critère influent : “moins un Français passe de temps sur les réseaux sociaux et plus sa note est élevée : ceux qui surfent moins de 2 heures par jour obtiennent une moyenne de 5,6 et ceux qui surfent plus de 5 heures par jour, seulement 4,9/20.” Autre point de distinction : ceux qui obtiennent la meilleure moyenne au quiz préfèrent s’informer sur Internet (6,3/20) et dans la presse écrite nationale (6/20).
Selon la cheffe du projet Anti Fake News pour Cision, Cyndie Bettant : “au-delà de l’aspect sociétal, Cision veut alerter également les entreprises, leurs dirigeants et leurs responsables de communication en première ligne de ces enjeux. Oui, la désinformation les concerne et elle a un coût économique. Dans un article paru dans Les Echos, elle aurait coûté plus 400 milliards de dollars en 2024. Impact sur la réputation des marques, fraudes, faux avis en ligne, fausses fermetures de magasins, perte de confiance généralisée : cet environnement de défiance n’est pas propice aux entreprises et au business, et la DG doit sensibiliser l’ensemble de ses employés sur la question.”
Étude Ifop pour Cision réalisée par questionnaire auto-administré en ligne du 6 au 9 février 2026 auprès d’un échantillon de 2 000 personnes, représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus.