Un engament écologique moins fort chez les Français, selon une étude GEO/CSA
Le score d’éco-engagement est de 51/100, soit en baisse de deux points par rapport à 2024.
Le score d’éco-engagement des Français en 2025 est de 51/100, soit en baisse de deux points sur un an, selon une étude du magazine GEO (Prisma Media) réalisée par l’Institut CSA. Le rapport l’explique par une « lassitude » de la population qui touche différents secteurs allant de la consommation au numérique, en passant par les transports.
Dans le cas des mobilités, près de 68 % des Français utilisent régulièrement la voiture personnelle. Seuls 41 % ont recours à la mobilité douce, 27 % aux transports en commun et 11 % covoiturent. Ici encore, l’écart entre les aspirations et la réalité se creuse. Récemment très médiatisée en raison de l’alliance entre Pimkie et le géant chinois Shein, la fast fashion est consommée par près de 70 % des sondés. Le renoncement à des marques jugées peu responsables ne concerne que 19% des répondants.
Des disparités
Dans l’ensemble, ils sont 26% à faire des achats de vêtements de seconde main. La tranche des 18-24 ans est 32 % à acheter de la seconde main contre 20 % des 35-49 ans. « Ces pratiques sont souvent davantage motivées par une contrainte budgétaire », souligne le rapport. Dans le secteur de l’alimentation, la consommation de produits bio est en recul : seuls 32 % des Français en achètent régulièrement. Il s’agit principalement des CSP+.
Malgré cette baisse, la population a en majorité intégré certains gestes écologiques. Près de 9 Français sur 10 déclarent trier régulièrement leurs déchets et veiller à ne pas gaspiller leur nourriture, tandis que plus de 8 sur 10 font attention à leur consommation d’eau et d’énergie.
Méthodologie : étude réalisée par l’institut CSA en ligne entre le 12 juin et le 1er juillet 2025 auprès d’un échantillon représentatif de 1014 Français âgés de 18 ans et plus, ainsi que de 1009 visiteurs du site GEO.fr (dont 60 abonnés) et 513 abonnés du magazine GEO. La représentativité de l’échantillon est assurée par la méthode des quotas sur les critères de sexe, d’âge, de catégorie socioprofessionnelle, de région et de catégorie d’agglomération.