Applications mobiles : A quelle fréquence les internautes les utilisent-ils ?

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(© Marvin Meyer, Unsplash)

Quel est le comportement des utilisateurs d’applications mobiles, tout particulièrement dans le domaine du retail ? Pour le savoir Connecthings, spécialisé dans les solutions de géolocalisation intelligente pour les développeurs d’applications, a mené l’enquête. Résultats de deux études menées sur les choix d’utilisation de ces applications et sur les taux d’engagement qu’elles ont recensés entre 2018 et début 2019.

Quelle utilisation générale des applications mobiles ?

Aujourd’hui, l’utilisation mobile est en croissance mais il faut aussi tenir compte de la part d’utilisation des applications mobiles. Comme l’explique le rapport de Connecthings, 50% des utilisateurs avouent utiliser bien moins de 25 applications installées sur leur mobile. Pour 74% de personnes sondées, c’est moins de 10 applications dans la journée. Aussi, il semblerait que la génération Z soit la plus connectée d’entre toutes. Quant aux Millenials, ils seraient particulièrement sensibles aux dispositifs personnalisés. Mais qui parle d’applications, parle aussi de traitement de données et de respect de la vie privée des utilisateurs (inquiétude majoritairement ressentie du côté des femmes). D'ailleurs, 72% de répondants ont déclaré s’être inquiétés de la façon dont leurs données personnelles pouvaient, ou étaient partagées. Autre point pouvant perturber l’utilisation des applications mobiles : la pertinence, ou non, des contenus présentés via le fil d’actualité ; certains contenus, au regard des internautes, ne présentant pas assez d’intérêt ou ne suscitant pas assez de taux d’engagement. Aujourd'hui par exemple,  seul le quart de la totalité des notifications est réellement jugé intéressant par les baby-boomers, contre 50% des contenus jugés utiles ou du moins ayant été ouverts, par les nouvelles générations.

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(© NordWood Themes, Unsplash)

Quelle place pour ces technologies dans le quotidien ?

Toujours selon le rapport, bon nombre d’Américains auraient rapidement adopté les nouvelles technologies, les incluant largement à leur quotidien. Ils seraient 33% de « faster users », contre 15% de « slowers users ». Une majorité d’hommes aurait également pris le pli, à 37%, contre 17% de femmes.

Quant aux Millenials, ils sont 38% à en utiliser, contre 6% de baby- boomers. Enfin, 39 % des urbains les ont adoptées facilement, contre 13% d’utilisateurs ruraux (avec entre deux,  les habitants de périphérie). Aussi, le document explique que malgré cette vague de modernisme, les utilisateurs ne sont pas aussi accros aux applications qu’il n’y parait. Plus le nombre d’applications croît sur un mobile, moins il y a d’utilisation quotidienne du tiers d’entre elles. 50% en ont par exemple téléchargé 25, 36% en ont téléchargé entre 25 et 50, alors que 10% se servent réellement de 50 à 100 applications. Enfin, la tranche ayant besoin de plus de 100 applications, ne dépasse pas les 4% ! Un pourcentage variant là encore, en fonction de la situation géographique et de l’âge des utilisateurs, avec une majorité de baby-boomers visiblement en retard sur l'utilisation des technologies face aux Millenials, attachés alors à des communautés ou des groupes avec qui ils communiquent justement, au travers de ce large panel d’applications.

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(©  Julián Gentilezza, Unsplash)

En ce qui concerne l’utilisation journalière, celle-ci se résume pour la majorité des sondés, à l’ouverture de 5 à 10 applications au maximum !  Mais comment expliquer ce grand décalage comportemental ?  Par le fait que la plupart des settings développés sont à destination des populations aux modes de vie urbains… Ainsi, plus elles répondent à des besoins, plus elles sont simples et sont utilisées de façon récurrente. Reste à savoir avec qui les internautes acceptent de communiquer leurs données (la plupart du temps aux proches et à la famille avant les marques, les collègues ou les applications de transport).

Quelle fréquence pour la mise à jour du téléphone ?

Au-delà des modes et des fréquences d’utilisation, l’étude cible également les nettoyages ponctuels de téléphones. Ainsi, les sondés nettoient leur téléphone ou lancent des mises à jour une fois par semaine (37%),  talonnés par des utilisateurs qui font le ménage une fois par mois (32%). Ils sont à leur tour suivis par 14% de personnes, à ne faire du tri qu’une fois par an, ou après l’achat d’un nouveau téléphone (6%).

Toutefois, les hommes seraient plus enclins à procéder au tri ou à s’inquiéter de la capacité de stockage, que les femmes (40% contre 29%). Happés par les nouveautés, les Millenials sont même les premiers à lancer des mises à jour ou à vider la corbeille de leurs appareils (46% contre 16% de baby-boomers, contre 24% issus de la Gen Z). Par ailleurs, à quoi s’intéressent t’-ils au quotidien ? A la météo, au sport, à l’activité de leurs amis, à l’arrivée de mails ou de textos mais aussi, en nombre moindre cette fois, à la finance et aux informations de dernière minute.  

Moi et mon appli sommes inséparables à la maison 

Aujourd’hui, 56% des utilisateurs mobiles déclarent utiliser leurs applis mobile à la maison, explique le document.  Le contexte y est favorable et ils ont davantage de temps pour digérer les informations perçues (tout comme dans les transports en commun). C’est par exemple le cas des applications de retail, sinon de shopping, utilisées à 50% à domicile, contre 46% qui les utilisent en magasin (pour ce dernier). Dans ce cas, ils ne sont alors que 24% à accepter de recevoir des notifications.

Dans les autres contextes (loisirs, vacances, transports), la marge des utilisateurs acceptant d’être sollicités par des applications varie entre 1 et 4% seulement. Enfin, 60% des utilisateurs déclarent vouloir des expériences personnalisées en fonction de leurs désirs, de leurs besoins et de leur localisation, ce qui fait varier les courbes de façon considérable sur la question.

En ce qui concerne les applications pour sortir, elles sont consultées en extérieur ou le soir et de façon tout aussi logique, celles concernant le transport, consultées dans la rue ou avant de quitter un lieu précis. Il persiste toutefois une minorité : les internautes consultant leurs applications au sport, pendant leurs excursions, ou pendant leurs activités dites de « transit », de type vélo ou conduite, avec 8% et 6% de répondants. Ainsi, plus la personne semble disposée ou concentrée, mieux le message de l’application sera perçu. À l’inverse, faire du push de notifications au mauvais moment peut avoir, sur l’utilisateur, un impact négatif sur la perception de l’application en elle-même. Lors d'une consultation de son téléphone pendant une séance de sport, ou de yoga, par exemple...

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(© William Farlow, Unsplash)

Les développeurs d’applications n’ont donc plus qu’un conseil à suivre selon la méthodologie, celui, dans leur mise en place de stratégie, d’adapter les messages au contexte du moment (pour favoriser en parallèle le taux d’engagement). En effet 13% d’utilisateurs préfèrent encore ne pas recevoir du tout, de notifications en matière de retail !

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(© JESHOOTS.COM, Unsplash)

Les exemples peuvent aussi se décliner à l’infini en ce qui concerne les applications ciblant d’autres catégories de centres d’intérêt, comme par exemple l’actualité, le gaming, ou encore les infos dites « social », ou en lien avec l'actualité du retail.

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news
sortir

Méthodologie : études basée sur un échantillon de 1 034 users, fin 2018, représentative de la population aux Etats-Unis quant à l’usage du mobile, couplée à une seconde étude, portant cette fois-ci sur le contexte d’engagement. Et réalisée alors autour d'un panel de 1,009 mobile users sur la première partie de l’année 2019, toujours représentatif de la population américaine.

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