Audience Presse : le CESP pointe les modifications à mettre en œuvre sur One Next

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La nouvelle étude One Next sur l’audience de la presse en France a rendu son verdict en novembre dernier. Publiée par l’ACPM, celle-ci a pour objet de mesurer et de qualifier l’audience des marques de presse, en intégrant tous les supports et tous les modes d’accès aux contenus. Le Centre d’étude des supports de publicité (CESP) s’est ainsi livré à un audit de l’étude sur une partie du 1er semestre 2019 (mars-juillet 2019), sur laquelle il fait un certain nombre de remarques sur la méthodologie. L’instance souligne tout de même que la fusion One Next Global « n’a pas été auditée pour la sortie des résultats de novembre mais elle le sera pour la sortie des résultats, sur l’ensemble de l’échantillon, en avril 2020 ».

Alors ? Si le CESP se dit « satisfait » du dispositif en ce qui concerne l’intégration « pertinente » dans le dispositif des échantillons Premium, la qualité des formations dispensées aux enquêteurs et le principe du panel single source, il émet toutefois des « réserves » sur « l’intégration d’un trop grand  nombre d’enquêteurs peu expérimentés sur le terrain sur la période d’enquête, sur les taux de retour du questionnaire audience qui restent moyens et sur la répartition des interviews audience par mois et notamment sur le grand nombre d’interviews réalisées sur le mois de juillet (par rapport à l’objectif théorique mensuel) ».

La "prudence"...

Cependant, il tempère ses remarques et relève que la moitié de l’échantillon annuel a été recruté sur une période de 4 mois et demi, au lieu de 6 mois. Et préconise pour l’avenir de « stabiliser et de renforcer les équipes d’enquêteurs experts, notamment sur les sur-échantillons Premium » et de « mieux » répartir l’échantillon des recrutés dans le temps afin « d’avoir un nombre de questionnaires audience réparti de façon homogène » sur toutes les périodes de l’année. De même, le CESP recommande de tenir compte des limites de la mesure passive dans l’utilisation qui en sera faite. Enfin, il prône la prudence quant à l’utilisation des résultats publiés en novembre dernier puisqu’ils portent sur un demi-échantillon, rappelle-il, et sur une période de 4 mois et demi (terrain réalisé de mi-mars à fin juillet). Selon lui, la stabilité des résultats dans le temps (en structure et en niveau pour le print) ne « peut pas être garantie », conclut-il.

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