Le CNC a soutenu 4 548 heures de programmes audiovisuels français en 2021

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Le Centre national du cinéma et de l’image animée (CNC) a publié le rapport "La production audiovisuelle aidée en 2021", qui indique qu'il a soutenu la production de 4 548 heures de programmes audiovisuels français. Cela représente une hausse de 21,1% par rapport à 2020, année marquée par la crise du Covid-19 et l’arrêt des tournages, et de 7,0% par rapport à 2019. L’action menée par le CNC pendant la crise sanitaire via le plan de relance (à hauteur de 26,2 M€) a permis d’accompagner les entreprises de production fragilisées par les surcoûts liés à la crise sanitaire, les retards de livraison et de diffusion des œuvres, tout en favorisant la production d’œuvres nouvelles. L’ensemble des soutiens alloués à la création et à la production de programmes audiovisuels en 2021 s’élève à 267,4 M€ (y compris compléments et aides à l’écriture), en hausse de 23,7% par rapport à 2020 et au plus haut derrière 2017 (268,9 M€), indique le rapport du CNC.

La production de la fiction atteint un niveau historique. Portés par la croissance des commandes des principaux groupes audiovisuels, par le développement de la production d’autres diffuseurs (linéaires et non linéaires) et par des décalages de production en raison de la crise sanitaire en 2020, le volume et les devis de fiction aidée par le CNC atteignent un niveau record. Ainsi, le volume de fiction atteint 1 281 heures, en forte augmentation de 37,7% par rapport à 2020, en partie liée à la hausse en volume des feuilletons quotidiens (+156 heures). Les devis de fiction sont aussi en forte progression de 32,4% en 2021, soit 1 090,8 M€. C’est la première fois que la barre du milliard d’euros est passée, précise le CNC. La fiction demeure le premier genre de programmes aidés par le CNC, 39,2% du total des apports (y compris compléments et hors aides à l’écriture), soit un montant de 101,0 M€ qui représente une hausse de 30,0% comparé à 2020. Enfin, les apports étrangers atteignent 72,4 M€ (+23,0 % par rapport à 2020), soit le plus haut niveau des 20 dernières années. C’est le reflet de l’appétence des pays étrangers pour les productions audiovisuelles françaises comme en témoignent la coproduction de l’Alliance (France Télévisions, RAI, ZDF), "La jeune fille et la nuit" ou encore les préventes de la deuxième saison de "HPI".

L’animation reste un genre prisé à l’international. En 2021, le volume de production d’animation augmente de 21,0% par rapport à 2020 à 357 heures, soit un niveau supérieur à la moyenne des dix dernières années (315 heures). La production d’animation est marquée par des cycles de production de 2 ou 3 ans, ce qui explique généralement les variations annuelles des volumes comptabilisés ; 2021 est dans le cycle haut. Le montant des devis est lui aussi en augmentation de 28,3% en 2021 à 314,5 M€, un niveau historique selon le rapport. L’apport horaire du CNC en animation s’établit à 162,2 K€, soit +17,2% par rapport à 2020 (138,4 K€). L’animation française s’exporte toujours aussi bien, et attire de plus en plus les investissements étrangers. En 2021, les partenaires étrangers apportent 91,2 M€, soit +31,9% par rapport à 2020. En dix ans, ces apports ont plus que doublé. En 2021, ils assument 29,0% du total des devis, un niveau bien supérieur à la moyenne annuelle des dix dernières années (24,8%).

Du côté des documentaires, les devis retrouvent leur niveau d’avant-crise. En 2021, le volume de documentaires progresse de +6,8% par rapport à 2020, avec un total de 1 869 heures aidées. Les devis des documentaires augmentent également de +5,1%, à 368,2 M€. L’apport du CNC est stable à 70,6 M€ (+1.8% par rapport à 2020). En 2021, une heure de documentaire aidé coûte, en moyenne, 197,0 K€, soit une hausse de +31,5% en 10 ans. Cette hausse du coût horaire, signe de documentaires plus ambitieux et mieux financés, est aussi favorisée par l’augmentation des apports étrangers à 24,0 M€ (+22,8% par rapport à 2012) et notamment des préventes à des partenaires étrangers à 8,8 M€ (+94,6% par rapport à 2012). Enfin, le CNC note une forte reprise du secteur des spectacles vivants, après une année 2020 marquée par la crise sanitaire. Avec un rebond important de 44,4% en 2021, le nombre d’heures aidées pour l’adaptation audiovisuelle  de spectacles vivants atteint 742 heures et dépasse le niveau de 2019. Les devis de ces œuvres augmentent de 42,7% à 100,3 M€. Le CNC et les diffuseurs ont accompagné cette reprise avec un apport en hausse respectivement de 43,4% et de 42,4%.

Pour consulter le rapport du CNC, c'est par ici.

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