Consommer bio, la principale préoccupation des acheteurs en 2019

étude bio
(©  ja ma, unsplash)

L’intérêt pour les produits « Bio », alimentaires, ou non, ainsi que les préoccupations des consommateurs pour une alimentation plus durable, est aujourd’hui en progression (sur l’année 2019 par rapport à l'année 2018). Dans une étude de cas publiée par Yougov, institut international d’études de marché, qui accompagne aussi les marques, il est possible en effet de déterminer qui sont les personnes plus ou moins sensibles à cette thématique. Ces résultats ayant été obtenus grâce à des données issues de Profiles, son outil de segmentation et de ciblage média, fondé sur une collecte quotidienne de la data, avec plus de 60 000 variables disponibles en France.

Les acheteurs sont plus attentifs aux étiquettes et a la composition  produit

De manière générale, l’institut constate que les acheteurs se sentent d’avantage concernés par les produits responsables et sont de plus attentifs à la composition de leurs produits. Alors que 27% d’entre eux consultaient les étiquettes en détail, ils étaient 30% en 2019. Même constat avec l’intérêt porté à la composition des cosmétiques, avec un pourcentage passé de 28% à 32%, soit trois points auprès de la population nationale. L’intérêt est également grandissant (55% en 2019 contre 53% en 2018) en ce qui concerne les produits de "provenance locale".

Les femmes des grandes villes sont les consommatrices phares du bio

Ce sont surtout les 45-54 ans (58%) qui ont le plus significativement conduit l’augmentation de la consommation bio (en gagnant 4 points entre 2018 et 2019). Une conséquence de l' augmentation de leur pouvoir d’achat ? Selon des informations socio-démographiques, il s’agirait de profils aux revenus personnels bruts s’élevant à environ 6000 euros. Quant au type de profil phare, ce sont le plus souvent les femmes qui ont recours au bio (54%). Cette même consommation pourrait s’expliquer par une localisation spécifique des consommateurs, la hausse de la consommation Bio étant conduite par des villes de 2 000 à 20 000 habitants. Idem pour les villes de plus de 100 000 habitants et pour Paris. Toutefois, ces résultats n’excluent pas les plus petites villes.

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De plus en plus de gammes naturelles et bio chez les marques

Des changements d’habitudes et un nouveau type d’alimentation (plus de fléxitariens et de non-consommateurs de viande en 2019 qu’en 2018), qui s’expliquent par le fait que les consommateurs fréquentent de plus en plus de distributeurs bio, au lieu de faire leurs achats bio dans les enseignes classiques. Les personnes interrogées ont en effet été plus nombreuse à se rendre au supermarché principal et à visiter d’autres sites et commerces, en 2019 qu’en 2018, en phase donc avec une envie de tester les nouveautés présentes dans les gammes et/ou en rayons. Cela s’explique également dans un second temps, par le fait que le marché de l’agro-alimentaire s’adapte aux évolutions et aux besoins de ses clientèles (y compris au travers de packagings adoptant la couleur verte). Cela aura été vu avec les efforts des marques citées par l'étude, telles que Danone, avec sa gamme Danone Bio lancée en juin 2018, de Krema avec ses bonbons « Mini Cub’ Bio », ou encore de Nesquik avec ses céréales de la gamme All Natural, à base de cacao récolté de manière « responsable », le tout  emballé dans du papier recyclable. Mais pourquoi un tel effort d’adaptation ? Pas seulement pour mener à bien des démarches RSE mais pour coller aux habitudes de leurs cibles. Yougov remarque en effet que sur les personnes interrogées pendant l’étude, 42% de femmes sont proches de la nature. Elles sont 42% à consommer du thé pendant la journée et  32% a apprécier les vacances de type « escapades citadines ». Les mentalités changent, les consommateurs revoient leur budget pour manger mieux et les marques pour continuer à développer leur économie, adaptent leurs gammes et leurs stratégies marketing  à ces nouvelles tendances.

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