Les radios indépendantes inquiètes pour leur avenir

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Le Syndicat des radios indépendantes (SIRTI) qui représente 170 radios privées locales, a dressé lundi un nouveau panorama économique de ses membres après en avoir publié un premier en avril dernier. Et malgré de la déconfinement, l’optimisme n’est pas de rigueur. 72% des radios membres ne sont « pas confiantes » quant à la reprise rapide de leur activité alors que 38% avouent que cette crise peut la mettre en péril à court terme. La quasi-totalité du panel interrogé (95%) considère que le retour à un chiffre d’affaires normal ne pourra se faire avant la rentrée, voire au début de l’année 2021 pour 21% d’entre elles. Le SIRTI met ainsi en avant le fait que les commerces de proximité, eux aussi fortement touchés par la crise, quand ils n’annulent pas leurs campagnes de publicité, « n'hésitent plus à négocier les tarifs à la baisse ». De même, plus d’une radio sur deux a dû recourir à un emprunt bancaire et un tiers d’entre elles a sollicité le fonds de solidarité aux entreprises ou des dispositifs spécifiques mis en place par les établissements ou collectivités publics. 90% de ces radios indépendantes ont eu recours à la prolongation du chômage partiel en avril. 32% d’entre elles envisagent même de maintenir le chômage partiel jusqu’à fin août. Côté emploi, explique le SIRTI, ce sont « un à trois emplois par radio qui sont susceptibles de disparaitre » si elles ne bénéficient pas d’aides spécifiques « d’ici la fin de l’année ». Par ailleurs, 41% des radios indépendantes envisagent de revoir à la baisse le nombre d’évènements qu’elles organisent au niveau local. Parmi les attentes majeures des radios afin de faciliter la reprise de leur économie, l’enquête met en avant pour 1 sur 2, l’annulation des cotisations sociales et patronales pour leur entreprise. Parmi les autres mesures sollicitées, un soutien aux coûts de diffusion maintenus pendant la crise, une aide aux investissements en DAB+, la mise en place d’un crédit d'impôt en faveur de la communication sur les médias français et le maintien de la prise en charge totale par l’État du dispositif d’activité partielle jusqu’à l’automne.

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