L’inflation ralentit sur un an en août
Les prix à la consommation n'ont augmenté que de 0,9% sur un an en août, selon une estimation provisoire publiée vendredi par l'Insee, un niveau bas et même en léger ralentissement par rapport à juillet (+1,0%).
Cette légère baisse "s'expliquerait par le ralentissement des prix des services" (+2,1% contre +2,5% en juillet) "notamment ceux des transports", explique l'institut national des statistiques dans un communiqué, quand les prix de l'alimentation ont continué à augmenter au même rythme qu'en juillet (+1,6%). Les prix de l'énergie, et en particulier ceux liés à l'essence et aux autres produits pétroliers, ont continué de ralentir (-6,2% sur un an), mais moins vite qu'en juillet (-7,2%). L'inflation en France a énormément ralenti depuis la vague inflationniste qui a secoué l'économie mondiale principalement entre 2021 et 2023, et se situe désormais bien en dessous de l'objectif de 2% de la Banque centrale européenne (BCE). D'autres pays européens ont également vu leur inflation considérablement ralentir depuis un an et demi, comme l'Allemagne (+2,0% en juillet) ou l'Italie (+1,7% en juillet).
Sur un mois, la hausse des prix à la consommation en France a en revanche accéléré, à 0,4% en août après 0,2% en juillet, une augmentation attribuée par l'Insee à "la hausse saisonnière" de certains prix "après les soldes d'été, notamment ceux de l'habillement". L'indice des prix à la consommation harmonisé (IPCH), qui permet les comparaisons entre pays européens, augmente de 0,5% sur un mois, après +0,3% en juillet. Sur un an, il augmente de 0,8%, contre 0,9% en juillet. Cette estimation de l'inflation en août est provisoire et se base sur "un champ restreint d'observations" des prix par l'Insee. L'institut publiera le 12 septembre ses résultats définitifs.
Repli des dépenses des ménages en juillet
Les dépenses de consommation des ménages français en biens se sont quant à elles repliées en juillet, de 0,3% par rapport au mois précédent, après une hausse de 0,4% en juin, toujours selon les données publiées par l'Insee. L’institut a ainsi revu à la baisse le taux de juin, estimé initialement à +0,6%. Pour juillet, la consommation d'énergie est repartie à la baisse (-1,7% après +3,4% en juin), alors que la consommation alimentaire et en biens fabriqués ont été stables, précise l'Institut. La baisse des dépenses en énergie est due au recul des dépenses en produits pétroliers (-3,3% après +3,3% en juin), "notamment en gazole", et, "dans une moindre mesure, au repli partiel de la consommation en électricité après deux mois en forte hausse", explique l'Insee. Les dépenses des ménages en biens fabriqués étaient stables en juillet, avec une hausse des achats de biens durables (et notamment les biens d'équipement du logement) mais une baisse des achats en habillement-textile. Côté alimentaire, les dépenses de consommation des ménages ont été là aussi stables en juillet: une nouvelle baisse de la consommation en produits agricoles a été compensée par un léger rebond de celle en produits alimentaires. La consommation de tabac est en baisse, pour le troisième mois consécutif, ajoute l'INSEE.