Les Français champions mondiaux de la nostalgie
57% des Français auraient préféré naître en 1975 plutôt qu’en 2025 selon une étude internationale menée par Ipsos.
Selon les résultats de l’enquête mondiale « Is Life Getting Better ? », 57% des Français déclarent qu’ils auraient préféré naître en 1975 plutôt qu’en 2025, un pourcentage nettement supérieur à la moyenne mondiale (44%) et qui place la France en tête des pays les plus attachés au passé parmi les 30 nations sondées. À l’inverse, seuls 21% des Français expriment une préférence pour la période actuelle contre 24% dans le monde.
Cette nostalgie se manifeste aussi largement en Belgique et au Mexique (53%), au Royaume-Uni et en Nouvelle-Zélande (52%). La Corée du Sud est le seul pays où une majorité relative de répondants préfèreraient naître aujourd’hui.
L’étude révèle que ce sentiment nostalgique s’accompagne d’une perception positive du passé, spécialement en termes de bonheur, de sécurité et d’environnement. En France, 70% estiment que les Français étaient plus heureux en 1975 qu’aujourd’hui (contre 55% des personnes interrogées à travers le monde). Pourtant, ce regard rétrospectif ne correspond pas toujours aux données objectives : l’enquête note que les répondants ont tendance à surestimer l’espérance de vie passée et à sous-estimer celle d’aujourd’hui.
Sur la question des évolutions sociétales, les perceptions sont nuancées. Une majorité reconnaît des progrès dans le domaine de la santé, mais la sécurité, l’environnement et le niveau de vie sont majoritairement perçus comme ayant décliné depuis 1975. Seule la génération Z affiche une légère préférence pour l’époque actuelle, bien que l’écart avec les partisans de 1975 reste faible, illustrant une inquiétude face à l’avenir.
Cette étude traduit un regard critique sur le présent et une idéalisation du passé, reflétant, selon les analystes, des perceptions subjectives plus que des comparaisons factuelles des conditions de vie entre 1975 et aujourd’hui.
Méthodologie : enquête réalisée par Ipsos du 22 août au 5 septembre 2025 auprès de près de 24 000 personnes dans 30 pays. L’étude est consultable ici.