Les Français consacrent deux fois plus de temps au sport qu'il y a dix ans
La pratique sportive s'est profondément ancrée dans le quotidien des Français, révèle le 15e Baromètre Sport-Santé de la FFEPGV et Ipsos bva. Avec 72 % de pratiquants et une moyenne de quatre heures hebdomadaires, le sport s'impose comme un pilier du bien-être physique et mental.
Près de trois Français sur quatre pratiquent désormais une activité physique régulière (72%), soit 18 points de plus qu'en 2012. Cette progression quasi continue témoigne d'un changement durable des habitudes de vie. L'intensité de la pratique a elle aussi fortement augmenté : les Français y consacrent en moyenne 4h12 par semaine, contre 2h12 il y a une décennie.
La pratique individuelle domine largement, avec 61% des sportifs qui s'exercent seuls, tandis que 33% des sportifs pratiquent collectivement. Les activités en extérieur séduisent également une majorité de pratiquants (61%), alors que près d’un sportif sur deux a une pratique à domicile ou via internet (46%) et que que les salles de sport sont fréquentées par un tiers des sportifs (33%).
Le bien-être comme moteur principal
Les motivations des sportifs reflètent une conscience accrue des bienfaits de l'activité physique. Garder la forme reste la première raison invoquée, citée par 55 % des pratiquants, tandis que le sentiment de bien-être progresse fortement pour atteindre 53 % (+5 points vs 2024). La prévention santé constitue également un argument majeur pour 44 % des répondants.
L’impact sur la santé mentale fait désormais consensus : 90 % des Français reconnaissent les effets positifs du sport sur le bien-être mental. Cette conviction se vérifie dans les faits, puisque 86 % des pratiquants rapportent au moins une conséquence négative lorsqu'ils réduisent leur activité, notamment sur le stress, le sommeil ou l'humeur.
Au-delà des bénéfices individuels, le sport joue un rôle social important. Pour 72 % des pratiquants, il permet de partager une passion, tandis que 67 % y voient une occasion de créer des amitiés durables ou de développer l'entraide.
Le médecin, prescripteur influent
La parole médicale apparaît comme le levier le plus efficace pour encourager la pratique : 79 % des Français affirment qu'une recommandation de leur médecin les inciterait à bouger davantage. Cette influence s'étend même aux non-sportifs, dont 64 % se disent sensibles aux conseils médicaux.
À l'échelle locale, la satisfaction concernant l'offre sportive progresse. Plus de deux tiers des Français se déclarent satisfaits des équipements et des activités proposés, et près de la moitié ont observé des améliorations depuis 2020. Toutefois, des obstacles persistent : le coût reste le premier frein pour 32 % des personnes, suivi des horaires inadaptés, du manque de diversité de l’offre, du manque d'infrastructures et de leur éloignement.
Méthodologie : Cette enquête a été réalisée par Ipsos bva pour la Fédération Française d'Éducation Physique et de Gymnastique Volontaire auprès de 2 000 personnes représentatives de la population française âgée de 16 ans et plus, interrogées en ligne entre le 24 novembre et le 1er décembre 2025. L’étude est consultable ici.