Les Français séduits par le gain de temps promis par l’IA, mais encore méfiants

Étude : les Français séduits par le gain de temps promis par l’IA, mais encore méfiants

L’IA générative s’installe dans le quotidien des Français, mais la perspective de confier à une intelligence artificielle des actions autonomes reste un pas encore difficile à franchir. C’est l’un des principaux enseignements de l’étude « Les Français et l’IA agentique », menée par l’Ifop pour Converteo.

L’IA générative désormais bien ancrée dans les usages

Selon l’enquête, 64% des Français utilisent aujourd’hui des outils d’IA générative - contre 44% un an plus tôt. Leur usage devient également plus régulier : 41% y ont désormais recours au moins une fois par semaine, contre 35% en août 2025. Concernant les catégories de la population les plus friandes d’IA, les moins de 35 ans et les CSP+ se montrent les plus actifs.

Une majorité favorable à la délégation… sous conditions !

S’ils sont 53% à se dire prêts à déléguer certaines tâches à une IA, la grande majorité (43%) souhaite conserver la possibilité de valider l’action finale, et seuls 10% accepteraient une délégation totale.

La familiarité avec ces outils change nettement la donne : le taux d’acceptabilité grimpe à 79% chez les utilisateurs réguliers, contre 22% chez ceux qui ne les utilisent paws.

L’administration en tête des usages attendus

En parallèle, 65% des Français déclarent qu’un assistant IA pourrait leur faire gagner du temps - une proportion qui atteint 88% chez les utilisateurs les plus réguliers.


Les domaines plébiscités sont :

  • les démarches administratives (34%),
  • le service après-vente (14%),
  • les courses du quotidien (9%),
  • et l’organisation de voyages et loisirs (8%).

L’humain reste favori en cas de problème

Face à une panne ou un litige, 52% des répondants déclarent privilégier un interlocuteur humain, quitte à attendre, même si cette préférence recule fortement chez les usagers aguerris de l’IA (39%).


Par ailleurs, la voix s’impose lentement comme interface privilégiée : 15% accepteraient d’échanger avec une IA vocale si elle est aussi efficace qu’un humain, un chiffre qui monte à 27% chez les 15-17 ans.

La donnée personnelle, un frein d’ampleur

Malgré tout, l’étude dévoile que le partage d’informations reste un sujet sensible : seuls 32% des sondés se disent ainsi prêts à confier leur historique d’achats à une IA de marque pour bénéficier de recommandations, tandis que 40% préfèrent découvrir les produits par eux-mêmes et 28% refusent tout partage. La disposition grimpe toutefois à 55% chez les utilisateurs réguliers et jusqu’à 80% chez ceux plus ouverts à la délégation.

Une confiance limitée envers les IA de marque

Lorsqu’il s’agit de confier ses démarches ou ses achats, les Français font davantage confiance à leur assistant personnel qu’à une IA rattachée à une marque. 52% déclarent ne faire confiance à aucun des deux, même si la défiance chute à 8% parmi les profils les plus enclins à partager leurs données.

Méthodologie : Étude quantitative menée du 11 au 13 mars 2026 auprès d'un échantillon de 1051 individus représentatifs de la population française âgée de 15 ans et plus (méthode des quotas).

À lire aussi

Filtrer par