Marché pub français : la croissance se maintient au T1 2026 malgré les incertitudes

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Malgré un environnement économique et géopolitique toujours incertain, le marché publicitaire français reste orienté à la hausse au premier trimestre 2026. Porté par le digital, en progression de +9%, le marché global des médias affiche une croissance de +3,6% (hors courriers), tandis que les cinq médias historiques poursuivent leur repli, selon le dernier baromètre Bump de France Pub, l’IREP et Kantar Media.

Le marché publicitaire français démarre l’année 2026 sur une dynamique plutôt positive au regard du contexte économique incertain. Selon le bilan du premier trimestre publié par France Pub, l’IREP et Kantar Media, les recettes publicitaires nettes de l’ensemble des médias étudiés atteignent 4,275 milliards d’euros, en hausse de +3,1% par rapport au premier trimestre 2025. Cette tendance est mieux orientée (+3,6%) si l’on enlève du périmètre les médias courriers en baisse (-9,1% pour le courrier adressé et -1,5% pour les ISA).

Comme d’habitude, cette croissance repose essentiellement sur le digital, estimé en progression de +9% sur la période. À l’inverse, les cinq médias historiques - télévision, radio, presse, cinéma et publicité extérieure - reculent de -4,8%, à 1,437 milliard d’euros. Dans la continuité de l’année 2025, le marché reste « marqué par un ralentissement » des investissements publicitaires, dans un environnement jugé « politico-économique incertain » et affecté par « des conflits internationaux amplifiés », selon le Bump.

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La radio et l’OOH résistent

Parmi les médias traditionnels, la radio et la publicité extérieure se distinguent par leur croissance. La radio progresse de +3,5% sur un an, soutenue notamment par ses revenus digitaux.  La publicité extérieure affiche, elle, une hausse de +1%, porté notamment par le segment shopping (+14,4%), devant le transport (+3,2%) et le mobilier urbain (+2,4%). Seul l’outdoor recule nettement (-10,4%). Le DOOH retrouve une dynamique positive (+4,4%), après une année 2025 en retrait.

La télévision demeure en revanche le média le plus touché, avec une baisse de -8,1%. Le Bump souligne un effet de base défavorable lié à l’évolution récente du paysage TNT et à l’arrêt de certaines chaînes. La presse poursuit également son recul (-5,3%), malgré le poids que représent le digital dans ses recettes (24%). Enfin, le cinéma limite sa baisse à -2,3%.

La vidéo s’impose comme format central

Le rapport du Bump met également en avant le poids croissant de la vidéo dans les stratégies médias. Les investissements publicitaires vidéo atteignent 1,63 milliard d’euros au premier trimestre, soit 42% du marché global. Le périmètre réunit la télévision, le cinéma, le replay IPTV, le DOOH, la vidéo instream, YouTube et les formats vidéo du social media. Près d’un annonceur sur deux (48%) utilise désormais la vidéo sur au moins un levier. La télévision linéaire concentre encore 57% des investissements vidéo, devant le social media (25%).

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En TV, radio et presse, les formats digitaux audio (+21,3%) et vidéo (+14,2%) figurent parmi les segments les plus dynamiques du trimestre. 

Un marché de la communication quasi stable

Au-delà des seuls médias, les investissements globaux de communication atteignent 8,5 milliards d’euros sur le trimestre, soit une progression limitée à +0,6%. Le digital continue de renforcer son poids dans le mix média, gagnant 2,3 points de part de marché en un an (à 35,6%). Côté secteurs, la banque-assurance (+22%), l’hygiène-beauté (+19%), l’enseignement-formation (+16%) ou encore l’alimentation (+10%) figurent parmi les plus dynamiques. À l’inverse, l’automobile-transport (-10%), la distribution généraliste (-8%), les télécommunications (-7%) et la mode & accessoires (-6%) réduisent leurs investissements publicitaires. 

Des prévisions prudentes pour 2026

Pour l’ensemble de l’année, France Pub anticipe un marché de la communication en légère croissance de +1,5%, à 35,7 milliards d’euros. Ce chiffre a été revu à la baisse par rapport à la précédente prévision publiée le 12 mars dernier (+2%). Le digital continuerait de jouer le rôle de principal moteur (+7,5%), tandis que les cinq médias historiques resteraient orientés à la baisse (-2%), ainsi que les autres canaux de communication (-1%). Le Bump souligne toutefois que ces prévisions restent fragiles « du fait de la très faible visibilité du marché », même si la Coupe du monde de football prévue cet été pourrait soutenir les investissements publicitaires en juin et juillet. 

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Voici les résultats détaillés sur le 1er trimestre 2026 : 

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Les données du Bump sur le T1 2026 sont disponibles ici.

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