La musique enregistrée française boucle une décennie de croissance
Depuis 10 ans, le marché français de la musique enregistrée affiche des résultats en hausse, portant son chiffre d'affaires à plus d'un milliard d'euros en 2025.
Le secteur confirme sa solidité avec un chiffre d'affaires de 1,071 milliard d'euros, en progression de 3,9 % par rapport à l'année précédente, selon le « Bilan du Marché de la Musique 2025 en France » publié par le SNEP. Cette performance prolonge une trajectoire de croissance installée depuis 2015.
Le marché physique signe sa meilleure performance en 25 ans (hors période post-Covid), avec un chiffre d'affaires en hausse de 5 % à 205 millions d'euros. Le vinyle en est le principal moteur, bondissant de près de 15 % pour atteindre 113 millions d'euros, devançant désormais nettement le CD en valeur, lequel reste néanmoins leader en volume avec 8 millions d'unités vendues.
Le numérique, lui, consolide son rôle structurant avec une progression de 5,4 %, pour un total de 711 millions d'euros, dont 702 millions pour le streaming. Le streaming par abonnement en constitue le socle, à 553 millions d'euros, représentant 122 milliards d'écoutes sur l'année. Le taux de pénétration de l'abonnement, établi à 27,1 %, reste cependant un levier de croissance à activer, tant sur le plan démographique que géographique.
Sur le plan artistique, les productions françaises dominent largement les classements, concentrant les trois quarts des volumes du Top 200. Cinq artistes émergents produits en France ont placé un premier album dans le top 20, un résultat sans équivalent chez les principaux voisins européens. La représentation féminine progresse également, passant de 22 % à 28 % des projets classés dans le top 200 albums.
En marge de ces résultats, la filière appelle les pouvoirs publics à soutenir l'émergence d'un marché de licences volontaires avec les acteurs de l'intelligence artificielle, afin de garantir le respect des droits de propriété intellectuelle dans ce nouveau contexte technologique.