VàDA et BVoD : les deux moteurs d’un marché de la vidéo à la demande en recomposition

Video Observatoire epub

Porté par la vidéo à la demande par abonnement (VàDA) et par la montée en puissance des services de télévision de rattrapage en ligne (BVoD), le marché français de la vidéo à la demande poursuit sa transformation en 2025. L’Observatoire de la vidéo à la demande du CNC, présenté ce mardi 16 décembre, met en lumière un secteur arrivé à maturité, mais toujours dynamique, marqué par des arbitrages stratégiques forts et une reconfiguration des usages.

La VàDA, pilier de la croissance

Le marché de la vidéo payante continue de croître en 2025, une progression qui repose quasi exclusivement sur la VàDA. Dans un contexte de recul confirmé de la vidéo à l’acte sur l’ensemble de ses segments, l’abonnement s’impose comme le pilier économique du secteur, confirmant un basculement structurel engagé depuis plusieurs années. Cette dynamique s’inscrit toutefois dans un marché désormais mature, avec un taux de pénétration qui se stabilise sous les 60% de la population.

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Un marché mature, des revenus à optimiser

Face à cette maturité, les plateformes de VàDA privilégient désormais la maximisation des revenus par abonné. L’augmentation régulière des tarifs des offres premium, le développement d’offres avec publicité et la hiérarchisation plus marquée des gammes illustrent ces virages stratégiques opérés en 2025.

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Netflix conserve une position largement dominante en France comme en Europe, tandis qu’Amazon Prime Video et Disney+ se distinguent par la montée en puissance de leurs offres financée par la publicité.

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Des catalogues riches, des usages concentrés

Sur le plan éditorial, les catalogues de VàDA continuent de s’enrichir, mais la consommation se polarise sur un nombre restreint de titres.

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Les séries de fiction demeurent le socle des usages, concentrant l’essentiel des audiences, même si la domination des œuvres américaines tend à s’effriter au profit d’une progression mesurée des contenus européens et français. Les services de VàDA représentent désormais une source majeure d’investissement dans la création originale européenne. Leur part a doublé en trois ans, pour atteindre 33,9% en 2024.

La BVoD, atout spécifique du marché français

En parallèle, la vidéo à la demande gratuite connaît une profonde reconfiguration, portée notamment par la BVoD (services de TV de rattrapage en ligne). En septembre 2025, plus de 8 100 titres uniques sont disponibles sur ces services, avec une part de contenus français sensiblement plus élevée que dans les catalogues de VàDA. En France, la BVoD s’appuie sur des acteurs puissants et bénéficie d’usages bien installés, tandis que les services d’AVoD (vidéo à la demande basée sur la publicité) restent en retrait malgré une offre abondante. Deux tiers des Français (66,2%) âgés de 15 ans et plus regardent au moins une fois par mois des programmes en BVOD, un taux qui grimpe à 73,7% chez les 15-34 ans (+4,1 points en un an). Le taux de pénétration des services AVoD (hors YouTube) stagne, lui, à 23,6% chez les 15 ans et plus et à 46,5% chez les 15-34 ans.

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Vers un écosystème plus complémentaire

À la croisée de ces évolutions, le paysage de la vidéo à la demande se caractérise par une coexistence de modèles économiques et éditoriaux. La VàDA consolide son rôle de moteur financier du marché, tandis que la BVoD s’affirme comme un levier structurant de diffusion des contenus, en particulier français, dessinant les contours d’un écosystème plus fragmenté mais aussi plus complémentaire.

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