Vrac : ça progresse lentement

vrac
(© Unsplash)

Si le vrac s’installe dans nos habitudes, il doit encore convaincre sur le prix et l’hygiène. 

Le vrac n'est plus un phénomène isolé. Soutenu par les pouvoirs public avec un décret publié en novembre 2025, il précise les modalités d’application de la loi Climat et Résilience, qui fixe à l’horizon 2030 un objectif de 20% de surface de vente consacrée à des produits sans emballage primaire dans les commerces de plus de 400 m², dont le vrac. Iligo a interrogé 1006 Français dans le cadre de son cycle d’étude de l’Observatoire du Consommateur Contemporain(1) . Aujourd’hui, 59% des consommateurs ont déjà acheté des produits en vrac (+2 points vs 2025) La consommation en vrac reste modérée : 11% des acheteurs en achètent plusieurs fois par semaine (= vs 2025), contre 30% au moins une fois par semaine (-8 points vs 2025). Les consommateurs les plus réguliers restent avant tout les 25-34 ans, dont 22% achètent des produits en vrac plusieurs fois par semaine (+2 points vs 2025).

On achète quoi et pourquoi ? 

55% des acheteurs disent y avoir recours pour acheter la juste quantité et éviter le gaspillage (+1 point vs 2025), tandis que 50% mettent en avant la volonté de limiter les emballages (+1 point vs 2025). Côté produits, les achats se concentrent avant tout sur les fruits secs (66%), les féculents (57%) et les céréales (46%). À l’inverse, les produits laitiers, les boissons ou encore les produits animaliers demeurent plus marginaux, freinés par des enjeux de conservation, d’hygiène ou de praticité.

Les freins

L’hygiène (38%) et le prix (36%) restent les premiers freins au vrac. 36% déclarent ainsi qu’une meilleure assurance sur l’hygiène et la sécurité sanitaire des produits pourrait les encourager à consommer davantage (+1 point vs 2025). De la même manière, le vrac suscite des réticences sur le prix : 36% des non-consommateurs déclarent que les produits en vrac sont trop chers (-1 point vs 2025). Et 53% indiquent qu’ils seraient incités à acheter des produits en vrac si les prix étaient plus attractifs (-2 points vs 2025). Par ailleurs, l’organisation nécessaire, notamment le fait de devoir prévoir ses contenants, constitue la troisième raison évoquée par 33% des non-consommateurs pour expliquer leur non-consommation, une raison en forte hausse par rapport à l’an dernier (+8 points vs 2025).

Et demain ?

Pour évaluer le potentiel d’extension de l’usage du vrac, plusieurs dispositifs ont été testés dans cette enquête. Une tendance se dessine nettement : ce sont avant tout les univers de la beauté et de l’hygiène qui apparaissent les plus porteurs. Les distributeurs de gel douche arrivent ainsi en tête, avec 58% d’intention d’utilisation, devant les fontaines à parfums rechargeables (52%). Du côté de l’alimentaire, l’intérêt est également présent, notamment pour le thé, avec 51% d’intention d’utilisation. Par ailleurs, le vrac se découvre avant tout sur le lieu d’achat : 32% déclarent avoir découvert ce concept directement en magasin, loin devant le bouche-à-oreille (11%) ou la publicité (6%). Des résultats stables par rapport à 2025. Le vrac reste largement perçu comme un mode de consommation plus responsable, malgré un léger recul : 74% des Français l’associent à un mode de vie plus durable (-4 points vs 2025). Pour accompagner son développement, les consommateurs attendent avant tout des solutions qui simplifient l’expérience d’achat, comme la mise à disposition de contenants gratuits ou consignés (24%) ou encore des outils pour mesurer plus facilement les quantités (21%).

(1) Méthodologie du baromètre : interviews réalisées sur CAWI (Computer-Assisted Web Interviewing). Terrain réalisé du 16 au 20 février 2026 - 1006 répondants de 18 à 74 ans représentatifs de la population française. 

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