Axa protège les femmes
40 % des femmes victimes de violences conjugales n'ont aucune solution d’hébergement lorsqu’elles veulent s’éloigner de leur conjoint… Axa France revoit ses contrats d’assurance habitation pour leur proposer de nouvelles garanties totalement inédites en France.
Le constat est terrible… « Chaque jour, en France, selon la Miprof (Mission interministérielle pour la protection des femmes contre les violences et la lutte contre la traite des êtres humains), trois femmes meurent parce qu’elles sont des femmes », affirme Muriel Réus, fondatrice et présidente de l’association Femmes avec… « Tuées par leur compagnon ou ex- compagnon, ou poussées au suicide à cause de l’emprise, du harcèlement et des violences qu’elles subissent. » 1 185 femmes ont ainsi été tuées ou poussées au suicide en 2023. Et si les solutions d’aide juridique, sociale ou psychologique existent notamment auprès de très nombreuses associations, un pan essentiel manquait terriblement pour compléter la prise en charge. « Le logement est toujours le point faible dans les dispositifs d’accompagnement pour venir en aide aux femmes victimes de violences conjugales », ajoute Muriel Réus.
En moyenne, 40 % des femmes françaises victimes de violences conjugales ne se voient proposer aucune solution d’hébergement lorsqu’elles veulent s’éloigner de leur conjoint. Alors, le plus souvent, faute de solutions pour s’extraire (avec leurs enfants le cas échéant) du logement devenu le foyer de tous les dangers, elles n’osent quitter leur conjoint et restent, parfois jusqu’à la mort… Car, très concrètement et matériellement, ni les avocats, ni les associations, ni les autorités n’ont la plupart du temps de solution de relogement, même temporaire, pour extraire toute une famille rapidement, dans l’anonymat total et sans laisser d’adresse pour éviter ensuite toute tentative de harcèlement, intimidations ou nouvelles violences de la part du conjoint quitté.
Une réponse inédite
Pour la première fois, la solution du relogement d’urgence est finalement proposée et financée par une entreprise. « Protéger et mettre en sécurité, c’est le cœur de notre métier », explique Alice Holzman, directrice client, marque et marketing, membre du comité exécutif Axa France. « Or, nous savons que 87 % des féminicides ont lieu au sein du foyer. » Ce lieu qui devrait être l’endroit le plus sûr et réconfortant du monde, devient alors l’endroit le plus dangereux pour les femmes et leurs enfants (90 % des victimes de violences intrafamiliales sont des femmes, rarement des hommes). « Puisque c’est notre mission d’assurer les habitations, avec près de 2,5 millions de contrats multirisques habitation en France, que nous savons parfaitement reloger les victimes d’incendies, d’inondations ou de catastrophes naturelles quand le logement devient inhabitable, et que nous proposons déjà depuis dix ans le programme Elle’s Angels avec Juridica qui permet d’accompagner juridiquement, psychologiquement et financièrement les femmes victimes de violences intrafamiliales, nous avons voulu aller encore plus loin », ajoute Alice Holzman.
Depuis neuf mois, Axa France travaille donc avec plus de 80 associations spécialisées (Femmes avec..., Solidarité femmes, la Maison des femmes…). L’assureur a aussi embarqué en interne juristes, assureurs et salariés pour échafauder des solutions efficaces de prise en charge d’urgence et les tester partout sur le territoire. Résultat, depuis le 1er avril 2025, Axa France propose désormais deux nouvelles garanties pour l’ensemble des contrats multirisques habitation de son offre « Ma maison » (même pour ceux souscrits avant cette date) : une solution de relogement temporaire d’urgence (relogement Axa Assistance) pour toute victime de violences intrafamiliales et pour ses enfants, ainsi que l’accompagnement Elle’s Angels Juridica dorénavant intégré à toute assurance habitation.
Comment ça marche ?
Concrètement, pour être relogé(e) d’urgence, un appel chez Axa (24h/24 et 7j/7) suffit afin d'être instantanément pris(e) en charge. Un logement est alors trouvé et le coût de l’hôtel est entièrement couvert pour une durée de sept nuits (renouvelable une fois). Mais l’assureur prend également en charge le transfert de la famille (en taxi ou VTC) en toute discrétion (vitale dans ces cas-là) jusqu’à cette nouvelle adresse temporaire. Bien entendu, l’assureur accompagne ensuite les victimes dans leurs démarches administratives, financières, juridiques ou psychologiques. « Qu’un assureur s’empare de ce sujet et propose une solution qui permet d’extraire les femmes (et enfants) de tout danger immédiat en leur fournissant une solution d’hébergement d’urgence marque un basculement sociétal fondamental », affirme Muriel Réus. « Ce dispositif va certainement très fortement mobiliser Axa et ses salariés, ils vont recevoir des centaines d’appels dans les semaines à venir. Et nous espérons tous que cela engendrera un “effet boule de neige” incitant d’autres assureurs et entreprises privées à proposer à leur tour des solutions pour venir en aide aux 3,6 millions de femmes victimes de violences chaque année en France, dont plus de 240 000 sont spécifiquement victimes de violences intrafamiliales.
Les personnes demandant la mise en œuvre de ces garanties ne devront pas nécessairement être les signataires des contrats d’habitation (les hommes en sont en général les premiers souscripteurs), ni même être en possession de leur numéro d’assuré. Au téléphone, les agents Axa (dont des juristes et psychologues) n’auront besoin que des nom et adresse pour enclencher le dispositif et les conseiller. En revanche, dans les heures suivant leur prise en charge et leur relogement, elles devront tout de même fournir un justificatif de dépôt de plainte ainsi que les pièces justificatives de leur situation familiale, comme les preuves de leur autorité parentale. L’assureur et les associations espèrent que ces obligations encourageront les femmes à porter plainte, car elles sont près de 80 % à ne jamais oser le faire suite à des violences conjugales. Et il faut en moyenne sept tentatives de départ du foyer pour définitivement quitter un conjoint auteur de violences…
Pour faire connaître ces garanties et ce dispositif inédit, Axa France (avec l’agence Publicis Conseil) lance un grand plan de communication national : film TV, affichage, communication digitale et formation de l’ensemble de ses réseaux et agents pour une parfaite connaissance du dispositif mais aussi savoir conseiller, détecter et orienter les victimes. Aucune femme ne devrait donc passer à côté du message d’Axa qui rappellera systématiquement sur chaque support de la campagne « 3 mots qui vont tout changer» les numéros d’urgence dédiés aux violences intrafamiliales (donc utiles, même pour les femmes qui ne sont pas assurées chez Axa).