Etiquetage : l’Ania se méfie de la médicalisation

L’équilibre alimentaire d’un individu ne peut se réduire à une pastille de couleur sur un produit. Dans le cadre du débat actuel sur l’étiquetage nutritionnel, l’Ania maintient son opposition à tout dispositif d’étiquetage nutritionnel simpliste reposant sur un code de couleurs et qui sous-tend une approche médicalisée de notre alimentation. « Au moment d’aborder un débat sur l’information du consommateur et sur son alimentation, il demeure essentiel de rappeler l’importance du modèle alimentaire français et ses forces. Notre culture de l’alimentation met en valeur le plaisir, la diversité et la qualité des produits, les traditions culinaires et le repas structuré. Notre alimentation est issue d’une filière d’excellence où la qualité est présente à toutes les étapes, de la production à  la transformation, des produits artisanaux aux produits industriels. C’est notre force, en France, reconnue à l’étranger, et nous devons tous ensemble promouvoir et défendre ce modèle» défend Jean-Philippe Girard, président de l’association. 

Les dispositifs reposant sur un code couleurs ne constituent pas, selon l’Ania, un bon outil pour améliorer l’équilibre alimentaire des français. Ces systèmes de notation nutritionnelle ignorent les déterminants fondamentaux d’une alimentation équilibrée que sont la prise en compte de la taille de la portion consommée, le moment de consommation, la fréquence et surtout les associations d’aliments au cours d’un repas.

Manger bouger !

L’Ania le martèle. Ainsi, Pour faire changer durablement les comportements, la réponse la plus pertinente et la plus pragmatique, reste et restera toujours, l’éducation. Elle repose sur la connaissance et la valorisation des aliments, leur diversité, la composition des menus et, bien sûr, le rôle central du repas structuré à table. Et pour s’adresser à des populations plus exposées aux risques de surpoids et d’obésité, notamment les populations les plus défavorisées, la nécessité réside dans un renforcement des programmes de proximité. « La relation avec nos consommateurs est au cœur de notre modèle économique. Une information nutritionnelle utile et juste doit prendre en compte les questions qu’ils pourraient se poser au moment de s’alimenter. En aucun cas, ils ne demandent à ce qu’on leur impose ce qu’ils doivent manger ou non. Nous devons rester humbles vis-à-vis des consommateurs et prendre en compte leur réalité de consommation. ». L’Association Nationale des Industries Alimentaires rassemble 20 fédérations nationales sectorielles et 23 associations régionales des industries alimentaires et représente plus de 11 800 entreprises alimentaires de toutes tailles et de tous secteurs. 

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