La chasse aux invendus commence

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Depuis le 1er janvier, les producteurs et distributeurs de produits non-alimentaires auront l'interdiction de détruire leurs invendus. Ainsi, les produits électriques et électroniques, les piles, textiles, meubles, cartouches d'encre et les produits d'entretien, d'hygiène et de soins, sont-ils concernés par la nouvelle loi, ainsi que les équipements de conservation et de cuisson des aliments, les produits d'éveil et de loisirs, les livres et les fournitures scolaires. Pour s'en débarrasser, les entreprises peuvent les donner. Certaines le font d'ailleurs depuis plusieurs années : en 2019 selon l'Ademe, 21% des invendus étaient écoulés par des dons. "Cette année, il y a déjà eu plus de dons car les entreprises se sont préparées à la loi", indique à l'AFP Romain Canler, directeur général de l'Agence du don en nature, qui reçoit des produits de près de 200 entreprises et les distribue à un réseau de 1.300 associations. L'agence a ainsi reçu environ deux fois plus de produits qu'en 2019, assure-t-il. Les articles d'hygiène et de bien-être sont les plus demandés. Dans le secteur, le don est déjà la solution la plus pratiquée. En 2019, 67% des invendus dans la catégorie hygiène et soins étaient donnés. Les entreprises peuvent aussi choisir de réemployer une partie de leurs invendus ou de les recycler. Chez Fnac Darty, Leroy Merlin ou Ikea par exemple, certains sont vendus moins chers dans des espaces dédiés aux produits d'occasion. Fnac Darty en revend aussi certains à des sociétés qui récupèrent les pièces détachées. À long terme, M. Canler anticipe une baisse générale des invendus. "Le but de la loi n'est pas d'aider les associations mais de réduire au maximum les quantités d'invendus", rappelle-t-il. Il mise néanmoins sur le développement des politiques de responsabilité sociétale des entreprises (RSE) pour que les dons continuent d'affluer.

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